venerdì 27 marzo 2026

DIMANCHE DES RAMEAUX


 

9 commenti:

  1. Lecture du livre du prophète Isaïe
    (Is 50, 4-7)

    Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,
    pour que je puisse, d’une parole,
    soutenir celui qui est épuisé.
    Chaque matin, il éveille,
    il éveille mon oreille
    pour qu’en disciple, j’écoute.
    Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,
    et moi, je ne me suis pas révolté,
    je ne me suis pas dérobé.
    J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
    et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
    Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
    Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;
    c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,
    c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :
    je sais que je ne serai pas confondu.



    Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens
    (Ph 2, 6-11)

    Le Christ Jésus,
    ayant la condition de Dieu,
    ne retint pas jalousement
    le rang qui l’égalait à Dieu.

    Mais il s’est anéanti,
    prenant la condition de serviteur,
    devenant semblable aux hommes.

    Reconnu homme à son aspect,
    il s’est abaissé,
    devenant obéissant jusqu’à la mort,
    et la mort de la croix.

    C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
    il l’a doté du Nom
    qui est au-dessus de tout nom,

    afin qu’au nom de Jésus
    tout genou fléchisse
    au ciel, sur terre et aux enfers,

    et que toute langue proclame :
    « Jésus Christ est Seigneur »
    à la gloire de Dieu le Père.

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    1. Évangile du jour
      La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu
      (Mt 26, 14 – 27, 66)

      Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants :
      † = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

      L. En ce temps-là,
      l’un des Douze, nommé Judas Iscariote,
      se rendit chez les grands prêtres
      et leur dit :
      D. « Que voulez-vous me donner,
      si je vous le livre ? »

      L. Ils lui remirent trente pièces d’argent.
      Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable
      pour le livrer.
      Le premier jour de la fête des pains sans levain,
      les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :
      D. « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs
      pour manger la Pâque ? »
      L. Il leur dit :
      † « Allez à la ville, chez un tel,
      et dites-lui :
      ‘Le Maître te fait dire :
      Mon temps est proche ;
      c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque
      avec mes disciples.’ »
      L. Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit
      et ils préparèrent la Pâque.

      Le soir venu,
      Jésus se trouvait à table avec les Douze.
      Pendant le repas, il déclara :

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    2. † « Amen, je vous le dis :
      l’un de vous va me livrer. »
      L. Profondément attristés,
      ils se mirent à lui demander, chacun son tour :
      D. « Serait-ce moi, Seigneur ? »
      L. Prenant la parole, il dit :
      † « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi,
      celui-là va me livrer.
      Le Fils de l’homme s’en va,
      comme il est écrit à son sujet ;
      mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !
      Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
      L. Judas, celui qui le livrait,
      prit la parole :
      D. « Rabbi, serait-ce moi ? »
      L. Jésus lui répond :
      † « C’est toi-même qui l’as dit ! »

      L. Pendant le repas,
      Jésus, ayant pris du pain
      et prononcé la bénédiction,
      le rompit et, le donnant aux disciples, il dit :
      † « Prenez, mangez :
      ceci est mon corps. »
      L. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce,
      il la leur donna, en disant :
      † « Buvez-en tous,
      car ceci est mon sang,
      le sang de l’Alliance,
      versé pour la multitude
      en rémission des péchés.
      Je vous le dis :
      désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne,
      jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous
      dans le royaume de mon Père. »

      L. Après avoir chanté les psaumes,
      ils partirent pour le mont des Oliviers.
      Alors Jésus leur dit :
      † « Cette nuit,
      je serai pour vous tous une occasion de chute ;
      car il est écrit :
      Je frapperai le berger,
      et les brebis du troupeau seront dispersées.
      Mais, une fois ressuscité,
      je vous précéderai en Galilée. »

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    3. L. Prenant la parole, Pierre lui dit :
      D. « Si tous viennent à tomber à cause de toi,
      moi, je ne tomberai jamais. »
      L. Jésus lui répondit :
      † « Amen, je te le dis :
      cette nuit même, avant que le coq chante,
      tu m’auras renié trois fois. »
      L. Pierre lui dit :
      D. « Même si je dois mourir avec toi,
      je ne te renierai pas. »
      L. Et tous les disciples dirent de même.

      Alors Jésus parvient avec eux
      à un domaine appelé Gethsémani
      et leur dit :
      † « Asseyez-vous ici,
      pendant que je vais là-bas pour prier. »
      L. Il emmena Pierre,
      ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée,
      et il commença à ressentir tristesse et angoisse.
      Il leur dit alors :
      † « Mon âme est triste à en mourir.
      Restez ici et veillez avec moi. »
      L. Allant un peu plus loin,
      il tomba face contre terre en priant,
      et il disait :
      † « Mon Père,
      s’il est possible,
      que cette coupe passe loin de moi !
      Cependant, non pas comme moi, je veux,
      mais comme toi, tu veux. »
      L. Puis il revient vers ses disciples
      et les trouve endormis ;
      il dit à Pierre :
      † « Ainsi, vous n’avez pas eu la force
      de veiller seulement une heure avec moi ?
      Veillez et priez,
      pour ne pas entrer en tentation ;
      l’esprit est ardent,
      mais la chair est faible. »
      L. De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait :
      † « Mon Père,
      si cette coupe ne peut passer
      sans que je la boive,
      que ta volonté soit faite ! »
      L. Revenu près des disciples,
      de nouveau il les trouva endormis,
      car leurs yeux étaient lourds de sommeil.
      Les laissant, de nouveau il s’éloigna
      et pria pour la troisième fois,
      en répétant les mêmes paroles.
      Alors il revient vers les disciples et leur dit :
      † « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.
      Voici qu’elle est proche, l’heure
      où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.
      Levez-vous ! Allons !
      Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »

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    4. L. Jésus parlait encore,
      lorsque Judas, l’un des Douze, arriva,
      et avec lui une grande foule
      armée d’épées et de bâtons,
      envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple.
      Celui qui le livrait leur avait donné un signe :
      D. « Celui que j’embrasserai, c’est lui :
      arrêtez-le. »
      L. Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit :
      D. « Salut, Rabbi ! »
      L. Et il l’embrassa.
      Jésus lui dit :
      † « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! »
      L. Alors ils s’approchèrent,
      mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent.
      L’un de ceux qui étaient avec Jésus,
      portant la main à son épée,
      la tira, frappa le serviteur du grand prêtre,
      et lui trancha l’oreille.
      Alors Jésus lui dit :
      † « Rentre ton épée,
      car tous ceux qui prennent l’épée
      périront par l’épée.
      Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ?
      Il mettrait aussitôt à ma disposition
      plus de douze légions d’anges.
      Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures
      selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? »
      L. À ce moment-là, Jésus dit aux foules :
      † « Suis-je donc un bandit,
      pour que vous soyez venus vous saisir de moi,
      avec des épées et des bâtons ?
      Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis
      en train d’enseigner,
      et vous ne m’avez pas arrêté. »
      L. Mais tout cela est arrivé
      pour que s’accomplissent les écrits des prophètes.
      Alors tous les disciples l’abandonnèrent
      et s’enfuirent.

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  2. FRANÇOIS 5 avril 2020

    Jésus « s’est anéanti, prenant la condition de serviteur » (Ph 2, 7). Laissons-nous introduire dans les jours saints par ces mots de l’apôtre Paul, où la Parole de Dieu, comme un refrain, montre Jésus comme un serviteur : le Jeudi saint il est le serviteur qui lave les pieds à ses disciples ; le Vendredi saint il est présenté comme le serviteur souffrant et victorieux (cf. Is 52, 13) ; et déjà demain, Isaïe prophétisera de lui : « Voici mon serviteur que je soutiens » (Is 42, 1). Dieu nous a sauvés en nous servant. En général nous pensons que c’est à nous de servir Dieu. Non, c’est lui qui nous a servi gratuitement, parce qu’il nous a aimé en premier. Il est difficile d’aimer sans être aimés. Et il est encore plus difficile de servir si nous ne nous laissons pas servir par Dieu.

    Mais – une demande – de quelle façon le Seigneur nous a-t-il servi ? En donnant sa vie pour nous. Nous lui sommes chers et nous lui avons coûté cher. Sainte Angèle de Foligno a témoigné d’avoir entendu de Jésus ces paroles : « Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée ». Son amour l’a conduit à se sacrifier pour nous, à prendre sur lui tout notre mal. C’est une chose qui nous laisse pantois : Dieu nous a sauvés en acceptant que notre mal s’acharne sur lui. Sans réagir, avec seulement l’humilité, la patience et l’obéissance du serviteur, exclusivement avec la force de l’amour. Et le Père a soutenu le service de Jésus : il n’a pas mis en déroute le mal qui s’abattait sur lui, mais il a soutenu sa souffrance, pour que notre mal soit vaincu seulement par le bien, pour qu’il soit traversé jusqu’au fond par l’amour. Jusqu’au fond.

    Le Seigneur nous a servis jusqu’à éprouver les situations les plus douloureuses pour qui aime : la trahison et l’abandon.

    La trahison. Jésus a subi la trahison du disciple qui l’a vendu et du disciple qui l’a renié. Il a été trahi par les gens qui l’acclamaient et qui ensuite ont crié : « Qu’il soit crucifié ! » (Mt 27, 22). Il a été trahi par l’institution religieuse qui l’a condamné injustement et par l’institution politique qui s’est lavé les mains. Pensons aux petites et aux grandes trahisons que nous avons subies dans la vie. C’est terrible quand on découvre que la confiance bien placée a été trompée. Naît au fond du cœur une déception telle que la vie semble ne plus avoir de sens. Cela arrive parce que nous sommes nés pour être aimés et pour aimer, et la chose la plus douloureuse c’est d’être trahi par celui qui a promis de nous être loyal et proche. Nous ne pouvons pas non plus imaginer comme cela a été douloureux pour Dieu, qui est amour.

    Regardons-nous à l’intérieur. Si nous sommes sincères avec nous-mêmes, nous verrons nos infidélités. Que de fausseté, d’hypocrisies et de duplicités ! Que de bonnes intentions trahies ! Que de promesses non tenues ! Que de résolutions laissées s’évanouir ! Le Seigneur connaît notre cœur mieux que nous, il sait combien nous sommes faibles et inconstants, combien de fois nous tombons, que de mal nous avons à nous relever et combien il est difficile de guérir certaines blessures. Et qu’a-t-il fait pour venir à notre rencontre, pour nous servir ? Ce qu’il avait dit par le prophète : « Moi je les guérirai de leurs infidélités, je les aimerai d’un amour gratuit » (Os 14, 5). Il nous a guéris en prenant sur lui nos infidélités, en enlevant nos trahisons. De sorte que, au lieu de nous décourager par peur de ne pas y arriver, nous pouvons lever notre regard vers le Crucifié, recevoir son embrassade et dire : “ Voilà, mon infidélité est là, tu l’as prise, toi, Jésus. Tu m’ouvres les bras, tu me sers par ton amour, tu continues à me soutenir…Alors j’avance ! ”

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  3. -->L’abandon. Sur la croix, dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus dit une phrase, une seule : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mt 27, 46). C’est une phrase forte. Jésus avait souffert l’abandon des siens, qui avaient fui. Mais il lui restait le Père. Maintenant, dans l’abîme de la solitude, pour la première fois il l’appelle par le nom générique de “ Dieu”. Et il lui crie « d’une voix forte » le “pourquoi”, le “pourquoi” le plus déchirant : “ Pourquoi, toi aussi, m’as-tu abandonné ? ”. Ce sont en réalité les paroles d’un Psaume (cf. 21, 2) : on y dit que Jésus a aussi porté en prière l’extrême désolation. Mais il reste le fait qu’il l’a éprouvée : il a éprouvé l’abandon le plus grand dont les Evangiles témoignent en rapportant ses paroles originales.

    Pourquoi tout cela ? Encore une fois pour nous, pour nous servir. Parce que lorsque nous nous sentons le dos au mur, quand nous nous trouvons dans une impasse, sans lumière et sans issue, quand il semble que même Dieu ne répond pas, nous nous rappelions que nous ne sommes pas seuls. Jésus a éprouvé l’abandon total, la situation qui lui est la plus étrangère, afin de nous être solidaire en tout. Il l’a fait pour moi, pour toi, pour nous tous, il l’a fait pour nous dire : “ N’aie pas peur, tu n’es pas seul. J’ai éprouvé toute ta désolation pour être toujours à ton côté ”. Voilà jusqu’où Jésus nous a servi, descendant dans l’abîme de nos souffrances les plus atroces, jusqu’à la trahison et à l’abandon. Aujourd’hui, dans le drame de la pandémie, face à tant de certitudes qui s’effritent, face à tant d’attentes trahies, dans le sens d’un abandon qui nous serre le cœur, Jésus dit à chacun de nous : “ Courage : ouvre ton cœur à mon amour. Tu sentiras la consolation de Dieu, qui te soutient ”.

    Chers frères et sœurs, que pouvons-nous faire devant Dieu qui nous a servis jusqu’à éprouver la trahison et l’abandon ? Nous pouvons ne pas trahir celui pour qui nous avons été créés, ne pas abandonner ce qui compte. Nous sommes au monde pour l’aimer, lui et les autres. Le reste passe, cela demeure. Le drame que nous sommes en train de traverser en ce moment nous pousse à prendre au sérieux ce qui est sérieux, et à ne pas nous perdre dans des choses de peu de valeur ; à redécouvrir que la vie ne sert à rien si on ne sert pas. Parce que la vie se mesure sur l’amour. Alors, en ces jours saints, à la maison, tenons-nous devant le Crucifié – regardez, regardez le Crucifié ! –, mesure de l’amour de Dieu pour nous. Devant Dieu qui nous sert jusqu’à donner sa vie, demandons, en regardant le Crucifié, la grâce de vivre pour servir. Cherchons à contacter celui qui souffre, celui qui est seul et dans le besoin. Ne pensons pas seulement à ce qui nous manque, pensons au bien que nous pouvons faire.

    Voici mon serviteur que je soutiens. Le Père qui a soutenu Jésus dans sa Passion, nous encourage nous aussi dans le service. Certes, aimer, prier, pardonner, prendre soin des autres, en famille comme dans la société, peut coûter. Cela peut sembler un chemin de croix. Mais le chemin du service est le chemin vainqueur, qui nous a sauvés et qui nous sauve, qui nous sauve la vie. Je voudrais le dire spécialement aux jeunes, en cette Journée qui, depuis trente-cinq ans leur est consacrée. Chers amis, regardez les vrais héros, qui apparaissent ces jours-ci : ce ne sont pas ceux qui ont renommée, argent et succès, mais ceux qui se donnent eux-mêmes pour servir les autres. Sentez-vous appelés à mettre en jeu votre vie. N’ayez pas peur de la dépenser pour Dieu et pour les autres, vous y gagnerez ! Parce que la vie est un don qui se reçoit en se donnant. Et parce que la joie la plus grande est de dire oui à l’amour, sans si et sans mais. Dire oui à l’amour, sans si et sans mais. Comme l’a fait Jésus pour nous.

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  4. FAUSTI - "Restez ici et veillez avec moi", demande Jésus aux disciples. Et il les réveille trois fois, afin qu'au moins pour un bref instant, avant de se rendormir, ce qui se passe dans la nuit s'imprime dans leur cœur. Jésus les appelle à contempler la passion du Fils pour les frères : c'est la même que celle du Père ! Le disciple est celui qui fait de la passion de Dieu pour le monde sa demeure.
    La narration est une fenêtre sur l'intimité de Jésus : elle révèle Sa relation avec le Père et avec nous. Et Il le fait avec Ses propres Paroles, au moment décisif de Sa vie.
    C'est la nuit où Jésus se livre à la mort, à une mort violente et injuste, dans l'abandon des hommes et de Dieu. Jésus prend sur Soi le mal de ses frères. L'abandon du Père.
    Son angoisse est infinie, sans limites : Il est "le Fils". Son être est "l'être du Père".
    Mais l'être du Père est aussi "l'être du Fils" !
    Le mal de notre abandon touche le cœur même de Dieu qui nous aime.
    C'est l'amant qui attire sur lui l'abandon de l'aimé !
    Le mal dans lequel Jésus est "baptisé" est vraiment absolu ; il est impossible de penser à un mal plus grand.
    Dans cette nuit se trouvent toutes nos nuits ; et l'homme connaît beaucoup de nuits.
    Le Fils s'y plonge et les remplit de Sa présence. De l'endroit le plus éloigné, il écrie : "Mon Père !
    Dans tous les abîmes, d'une rive à l'autre du chaos, la voix du Fils résonne vers le Père.
    "Abba" est la Parole : prononcée par le Fils, elle dit le Père.
    Jésus, en cette nuit, fait de tout abandon du Père, un abandon au Père, se rendant proche de tout éloignement. Jésus ressent de la tristesse et de l'angoisse. Les disciples en sont frappés. Même si leurs yeux s'obstinent à se fermer, ils n'arrivent pas à oublier
    "Pendant les années de Sa vie terrestre", le Fils "a adressé des prières et des supplications avec de grands cris et des larmes à Celui qui pouvait Le délivrer de la mort, et Il a été exaucé", non pas parce qu'Il a été délivré, mais parce qu'Il a "bien supporté" la mort, les grands cris et les larmes, communs à tous Ses frères pécheurs. C'est pour cela que le Christ est devenu le Fils parfait, à l'image du Père. Par "obéissance" dans "les choses qu'il a souffertes". C'est ainsi que "Il est devenu la cause du salut éternel de ceux qui l'écoutent" et qu'Il a été proclamé "pontife", pont entre tout homme perdu et son Dieu.
    Le vieil Adam a "mal pris" le bien : il a volé le don de la filiation.
    Le nouvel Adam a lui aussi "détourné" le mal : il s'est livré à celui qui l'avait enlevé, portant sur lui la violence du vol. C'est pourquoi il est le Fils égal au Père : il se donne et sauve tout.
    Dans le récit, Jésus se tourne continuellement et alternativement vers le Père et vers les disciples, faisant l'expérience du silence de tous.


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    1. -->Sa seule angoisse vient de ce qu'il est entre nous et le Père, faisant l'expérience à la fois de son amour pour lui et de notre abandon de lui. Il est l'"intercesseur". Celui qui se tient entre nous, tissant en Lui-même l'histoire entre chaque distance et chaque déchirure. Jésus vit son être de Père, par Lui et pour Lui, dans notre condition de péché et de rejet. Nous n'avons accepté ni Dieu comme Père, ni nous-mêmes comme fils.
      Nous avons voulu posséder la vie nous-mêmes : par conséquent, nous n'acceptons pas d'être des enfants. Nous supprimons la naissance et la mort, nous supprimons notre début et notre fin. C'est pourquoi notre vie est violente, triste et angoissée : séparée de sa source, elle se sent "jetée" dans le néant.
      Jésus refait le chemin d'Adam à l'envers, en ramenant au Père chaque abandon du Père.
      Jésus veille et prie : prosterné, Il a la force de l'Esprit pour crier : " Mon Père ! "Mon Père !" et faire Sa volonté.
      Les disciples, eux, dorment, assis dans la faiblesse de leur chair, enfermés dans le sommeil de leur mort.
      Jésus gagne le combat et nous guérit du mal qui est à l'origine de nos maux : l'opposition entre notre volonté et la Sienne. C'est pourquoi "l'heure" est venue, en vue de laquelle le monde a été créé : l'heure où le Fils de l'homme se remet au Père dans son abandon à ses frères perdus : c'est l'heure du Salut !
      La lumière du Fils est entrée dans toutes nos ténèbres.

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