Première Lecture (Is 49,3.5-6) Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
Psaume Responsorial 39 R/. Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. D’un grand espoir j’espérais le Seigneur : il s’est penché vers moi Dans ma bouche il a mis un chant nouveau, une louange à notre Dieu.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici, je viens. »
Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles.
Vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais. J’ai dit ton amour et ta vérité à la grande assemblée.
Deuixème Lecture (1Co 1,1-3) Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être apôtre du Christ Jésus, et Sosthène notre frère, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre. À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
Alléluia. Alléluia. « Le Verbe s’est fait chair, il a établi parmi nous sa demeure. À tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. » Alléluia.
(Jn 1,29-34): Le lendemain, comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit: «Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde; c'est de lui que j'ai dit: Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était. Je ne le connaissais pas; mais, si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est pour qu'il soit manifesté au peuple d'Israël». Alors Jean rendit ce témoignage: «J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui. Je ne le connaissais pas, mais Celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit: ‘L'homme sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint’. Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage: c'est lui le Fils de Dieu».
Plus que des offrandes et des sacrifices, Dieu exige de nous l’obéissance à sa volonté. Préparons nos cœurs à la prière, afin de lui demander ce qui est conforme à ses desseins d’amour.
Prions : Seigneur, exauce-nous.
1. Que l’Église proclame à tous les hommes que Jésus est l’Agneau qui enlève le péché du monde et qu’en lui seul se trouve le salut. Prions.
2. Pour les prédicateurs, les catéchistes et les éducateurs, qu’ils prennent conscience de l’importance de la mission qui leur est confiée : être d’infatigables hérauts du Seigneur. Prions.
3. Pour les chrétiens qui se trouvent en situation de péché, qu’ils redécouvrent leur vocation à la sainteté et s’ouvrent à la consolation et au secours de l’Esprit Saint pour chercher et vivre la volonté de Dieu. Prions.
4. Pour ceux qui participent au dialogue interreligieux, qu’ils reconnaissent tout ce qui unit et rend possible la rencontre entre les êtres humains, devenus frères et sœurs dans le Christ. Prions.
5. Pour nous qui sommes appelés à célébrer l’Eucharistie, que la certitude d’être sauvés par le sang de l’Agneau nous inspire à agir dans un esprit de pardon et de fraternité fondés sur la foi, dans notre engagement à bâtir le Royaume de Dieu. Prions.
Ô bonté inconcevable de Dieu, qui nous protèges à chaque pas, que l'infinie gloire soit rendue à Ta miséricorde, car avoir fraternisé non pas avec les anges mais avec les hommes est un miracle de l'insondable mystère de Ta miséricorde. Toute notre confiance est en Toi, Jésus-Christ, notre Frère aîné, vrai Dieu et vrai Homme.
Mon cœur tressaillit de joie en voyant combien Dieu est bon envers nous, si misérables et ingrats, et comme preuve de Son amour, Il nous fait un don inconcevable, c'est-à-dire Lui-même, en la personne de Son Fils. Nous ne pourrons jamais épuiser le mystère de cet amour. Ô hommes, pourquoi pensez-vous si peu que Dieu est vraiment au milieu de nous ?
Ô Agneau de Dieu, je ne sais ce qui est le plus admirable en Toi : Ta douceur, Ta vie cachée et Ton anéantissement pour l’homme, ou ce miracle incessant de Ta miséricorde qui transforme les âmes et les élève à la vie éternelle. Bien que si caché, Ton omnipotence se révèle ici plus que dans la création de l’homme ; bien que l’omnipotence de Ta miséricorde agisse pour la justification du pécheur, Ton action demeure silencieuse et cachée.
L'Evangile de la liturgie d'aujourd'hui (cf. Jn 1, 29-34) rapporte le témoignage de Jean le Baptiste sur Jésus, après l'avoir baptisé dans le fleuve Jourdain. Il dit: «C'est de lui que j'ai dit: Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce qu'avant moi il était» (v. 29-30).
Cette déclaration, ce témoignage, révèle l'esprit de service de Jean. Celui-ci avait été envoyé pour préparer le chemin du Messie et l'avait fait sans se ménager. Humainement parlant, on pourrait penser qu’il reçoive une «récompense», une place de choix dans la vie publique de Jésus. Mais non. Jean, ayant accompli sa mission, sait se mettre de côté, il se retire de la scène pour laisser la place à Jésus. Il a vu l'Esprit descendre sur lui (cf. v. 33-34), il l'a désigné comme l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, et maintenant, à son tour, il se met humblement à l’écoute. De prophète, il devient disciple. Il a prêché au peuple, il a rassemblé des disciples et les a formés pendant long-temps. Pourtant, il ne lie personne à lui-même. Et cela est difficile, mais c'est le signe du véritable éducateur: ne pas lier les gens à lui-même. Jean fait cela: il place ses disciples sur les traces de Jésus. Cela ne l’intéresse pas d’avoir des personnes qui le suivent, d’obtenir un prestige et du succès, mais il témoigne et ensuite se retire, afin que beaucoup aient la joie de rencontrer Jésus. Nous pouvons dire: il ouvre la porte et s’en va.
Avec cet esprit de service, avec sa capacité à faire de la place à Jésus, Jean le Baptiste nous enseigne quelque chose d'important: la liberté par rapport aux attachements. Oui, parce qu'il est facile de s'attacher à des rôles et des positions, au besoin d'être estimés, reconnus et récompensés. Et cela, bien que naturel, n'est pas une bonne chose, car le service implique la gratuité, s'occuper des autres sans avantage pour soi, sans arrière-pen-sée, sans rien attendre en échange. Il nous fera également du bien à nous aussi de cultiver, comme Jean, la vertu de nous mettre de côté, au moment opportun, en témoignant que le point de référence dans la vie est Jésus. Se mettre de côté, apprendre à prendre congé: j’ai accompli cette mission, j’ai fait cette rencontre, je me mets de côté et je laisse la place au Seigneur. Apprendre à se mettre de côté, ne pas prendre quelque chose comme une monnaie d’échange pour nous.
--->Réfléchissons à combien cela est important pour un prêtre, qui est appelé à prêcher et à célébrer non pas par goût du protagonisme ou par intérêt, mais pour accompagner les autres vers Jésus. Pensons à combien cela est important pour les parents, qui élèvent leurs enfants au prix de nombreux sacrifices, mais qui doivent ensuite les laisser libres de suivre leur propre voie dans le travail, dans le mariage, dans la vie. Il est bon et juste que les parents continuent à assurer leur présence, en disant à leurs enfants: «Nous ne vous laissons pas seuls», mais discrètement, sans être envahissants. La liberté de grandir. Et il en va de même dans d'autres domaines, comme l'amitié, la vie de couple, la vie communautaire. Se libérer des attaches de son ego et savoir s'effacer a un prix, mais c'est très important: c'est le pas décisif pour grandir dans l'esprit de service, sans rien chercher en échange.
Frères, sœurs, essayons de nous demander: sommes-nous capables de faire de la place aux autres? De les écouter, de les laisser libres, de ne pas les lier à nous en prétendant une reconnaissance? Et aussi de les laisser parler, parfois. Ne pas dire: «Mais tu ne sais rien!». Laisser parler, faire de la place aux autres. Attirons-nous les autres vers Jésus ou vers nous-mêmes? Et encore, en suivant l'exemple de Jean: savons-nous nous réjouir du fait que les gens prennent leur chemin et suivent leur appel, même si cela implique un certain détachement par rapport à nous? Nous réjouis-sons-nous de leurs progrès, avec sincérité et sans jalousie? C’est cela, laisser grandir les autres.
Que Marie, la servante du Seigneur, nous aide à être libres de tout attachement, à faire de la place au Seigneur et à faire de la place aux autres.
FAUSTI - "Il voit Jésus qui vient vers lui" : le lendemain de son témoignage, Jean "voit" Celui qu'il avait déjà contemplé, mais sans Le reconnaître. Même le lecteur a déjà entendu dans le prologue que Jésus est le Fils unique de Dieu ; mais il faut du temps pour le reconnaître. Voir Jésus "venir", c'est voir l'invisible, le Verbe devenu Chair qui montre la Gloire. John l'attend, mais c'est elle qui vient se faire voir. L'initiative de la rencontre est la sienne. Le Fils, tout comme il fait face au Père, il fait nécessairement face à nous, ses frères et sœurs. La " voix de celui qui crie dans le désert " est une consolation, car elle promet le pardon et apporte la bonne nouvelle : " Voici notre Dieu ! (Is 40.1-9). Le pardon, cependant, n'est pas seulement pour Israël, mais pour "le monde", afin que toute chair puisse voir Sa Gloire. (Est 40.5). Nous parlons de péché, pas de péchés. Il s'agit du péché, qui est la non-connaissance de Dieu, la racine de toute transgression. Celui qui enlève le péché ne peut être que Dieu lui-même. Jésus est appelé "l'Agneau". Le mot fait allusion au Serviteur de JHWH, muet comme un agneau conduit à la boucherie (Is 53,7), d'autant plus que le mot araméen "taleya" peut signifier à la fois enfant/serviteur et agneau. Dans ces Paroles de Jean résonne la même théologie que dans les autres Evangiles, selon laquelle Jésus dans le Baptême est proclamé par le Père comme le Fils/Serviteur qui, par son sacrifice, sauvera le monde. Le Baptême de Jésus est la porte d'entrée de la révélation chrétienne, qui nous introduit dans la maison de Dieu. N'est-il pas une porte grande ouverte à l'homme ? La scène du Baptême de Jésus a eu lieu plus tôt, à un moment non spécifié. On ne dit pas quand, peut-être parce qu'à chaque fois la Parole " est baptisée " et est immergée dans le monde. Jean, comme chacun de nous, a besoin de temps pour comprendre ce qu'il a contemplé dans la chair du Verbe, en solidarité avec toute chair. Il se révèle comme le Fils parce qu'il devient notre frère et s'immerge dans la condition commune à tous. L'Esprit qui, dans la création, planait sur les eaux primordiales, la colombe qui planait sur la terre dès qu'elle sortait du déluge, descend sur Jésus qui est baptisé dans le Jourdain. Non seulement descend, mais "habite" en Lui, Sa maison. Directement de Dieu pour l'inspiration intérieure, ou indirectement, par la Parole longtemps mâchée, Jean connaît le signe pour reconnaître "Celui qui vient". Il est l'Esprit qui descend et habite en Lui. Cependant, pour lui, comme pour nous, il y a toujours une distance entre connaître et reconnaître, entre voir et comprendre. Alors que les autres prophètes avaient prévu et prédit, Jean voit et dit ... l'accomplissement de ce qui a été promis s'est déjà produit en Jésus et est présent à tous dans le témoignage de ceux qui ont vu et raconté.
Première Lecture
RispondiElimina(Is 49,3.5-6)
Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
Psaume Responsorial 39
R/. Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté.
D’un grand espoir j’espérais le Seigneur :
il s’est penché vers moi Dans ma bouche
il a mis un chant nouveau, une louange à notre Dieu.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens. »
Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux
que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles.
Vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur,
tu le sais. J’ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée.
Deuixème Lecture
(1Co 1,1-3)
Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être apôtre du Christ Jésus, et Sosthène notre frère, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre. À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
Alléluia. Alléluia.
« Le Verbe s’est fait chair, il a établi parmi nous sa demeure.
À tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. »
Alléluia.
(Jn 1,29-34):
Le lendemain, comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui,
il dit: «Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde;
c'est de lui que j'ai dit: Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi,
car avant moi il était. Je ne le connaissais pas; mais, si je suis venu baptiser dans l'eau,
c'est pour qu'il soit manifesté au peuple d'Israël».
Alors Jean rendit ce témoignage:
«J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe
et demeurer sur lui. Je ne le connaissais pas, mais
Celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit:
‘L'homme sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer,
c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint’.
Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage: c'est lui le Fils de Dieu».
Prière des fidèles
EliminaPlus que des offrandes et des sacrifices, Dieu exige de nous l’obéissance à sa volonté. Préparons nos cœurs à la prière, afin de lui demander ce qui est conforme à ses desseins d’amour.
Prions : Seigneur, exauce-nous.
1. Que l’Église proclame à tous les hommes que Jésus est l’Agneau qui enlève le péché du monde et qu’en lui seul se trouve le salut. Prions.
2. Pour les prédicateurs, les catéchistes et les éducateurs, qu’ils prennent conscience de l’importance de la mission qui leur est confiée : être d’infatigables hérauts du Seigneur. Prions.
3. Pour les chrétiens qui se trouvent en situation de péché, qu’ils redécouvrent leur vocation à la sainteté et s’ouvrent à la consolation et au secours de l’Esprit Saint pour chercher et vivre la volonté de Dieu. Prions.
4. Pour ceux qui participent au dialogue interreligieux, qu’ils reconnaissent tout ce qui unit et rend possible la rencontre entre les êtres humains, devenus frères et sœurs dans le Christ. Prions.
5. Pour nous qui sommes appelés à célébrer l’Eucharistie, que la certitude d’être sauvés par le sang de l’Agneau nous inspire à agir dans un esprit de pardon et de fraternité fondés sur la foi, dans notre engagement à bâtir le Royaume de Dieu. Prions.
Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)
EliminaÔ Agneau de Dieu, caché parmi les hommes !
Ô bonté inconcevable de Dieu, qui nous protèges à chaque pas, que l'infinie gloire soit rendue à Ta miséricorde, car avoir fraternisé non pas avec les anges mais avec les hommes est un miracle de l'insondable mystère de Ta miséricorde. Toute notre confiance est en Toi, Jésus-Christ, notre Frère aîné, vrai Dieu et vrai Homme.
Mon cœur tressaillit de joie en voyant combien Dieu est bon envers nous, si misérables et ingrats, et comme preuve de Son amour, Il nous fait un don inconcevable, c'est-à-dire Lui-même, en la personne de Son Fils. Nous ne pourrons jamais épuiser le mystère de cet amour. Ô hommes, pourquoi pensez-vous si peu que Dieu est vraiment au milieu de nous ?
Ô Agneau de Dieu, je ne sais ce qui est le plus admirable en Toi : Ta douceur, Ta vie cachée et Ton anéantissement pour l’homme, ou ce miracle incessant de Ta miséricorde qui transforme les âmes et les élève à la vie éternelle. Bien que si caché, Ton omnipotence se révèle ici plus que dans la création de l’homme ; bien que l’omnipotence de Ta miséricorde agisse pour la justification du pécheur, Ton action demeure silencieuse et cachée.
PAROLES DES PAPES
RispondiEliminaPAPE FRANÇOIS ANGÉLUS
Place Saint-Pierre
Dimanche 15 janvier 2023
[Multimédia]
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L'Evangile de la liturgie d'aujourd'hui (cf. Jn 1, 29-34) rapporte le témoignage de Jean le Baptiste sur Jésus, après l'avoir baptisé dans le fleuve Jourdain. Il dit: «C'est de lui que j'ai dit: Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce qu'avant moi il était» (v. 29-30).
Cette déclaration, ce témoignage, révèle l'esprit de service de Jean. Celui-ci avait été envoyé pour préparer le chemin du Messie et l'avait fait sans se ménager. Humainement parlant, on pourrait penser qu’il reçoive une «récompense», une place de choix dans la vie publique de Jésus. Mais non. Jean, ayant accompli sa mission, sait se mettre de côté, il se retire de la scène pour laisser la place à Jésus. Il a vu l'Esprit descendre sur lui (cf. v. 33-34), il l'a désigné comme l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, et maintenant, à son tour, il se met humblement à l’écoute. De prophète, il devient disciple. Il a prêché au peuple, il a rassemblé des disciples et les a formés pendant long-temps. Pourtant, il ne lie personne à lui-même. Et cela est difficile, mais c'est le signe du véritable éducateur: ne pas lier les gens à lui-même. Jean fait cela: il place ses disciples sur les traces de Jésus. Cela ne l’intéresse pas d’avoir des personnes qui le suivent, d’obtenir un prestige et du succès, mais il témoigne et ensuite se retire, afin que beaucoup aient la joie de rencontrer Jésus. Nous pouvons dire: il ouvre la porte et s’en va.
Avec cet esprit de service, avec sa capacité à faire de la place à Jésus, Jean le Baptiste nous enseigne quelque chose d'important: la liberté par rapport aux attachements. Oui, parce qu'il est facile de s'attacher à des rôles et des positions, au besoin d'être estimés, reconnus et récompensés. Et cela, bien que naturel, n'est pas une bonne chose, car le service implique la gratuité, s'occuper des autres sans avantage pour soi, sans arrière-pen-sée, sans rien attendre en échange. Il nous fera également du bien à nous aussi de cultiver, comme Jean, la vertu de nous mettre de côté, au moment opportun, en témoignant que le point de référence dans la vie est Jésus. Se mettre de côté, apprendre à prendre congé: j’ai accompli cette mission, j’ai fait cette rencontre, je me mets de côté et je laisse la place au Seigneur. Apprendre à se mettre de côté, ne pas prendre quelque chose comme une monnaie d’échange pour nous.
--->Réfléchissons à combien cela est important pour un prêtre, qui est appelé à prêcher et à célébrer non pas par goût du protagonisme ou par intérêt, mais pour accompagner les autres vers Jésus. Pensons à combien cela est important pour les parents, qui élèvent leurs enfants au prix de nombreux sacrifices, mais qui doivent ensuite les laisser libres de suivre leur propre voie dans le travail, dans le mariage, dans la vie. Il est bon et juste que les parents continuent à assurer leur présence, en disant à leurs enfants: «Nous ne vous laissons pas seuls», mais discrètement, sans être envahissants. La liberté de grandir. Et il en va de même dans d'autres domaines, comme l'amitié, la vie de couple, la vie communautaire. Se libérer des attaches de son ego et savoir s'effacer a un prix, mais c'est très important: c'est le pas décisif pour grandir dans l'esprit de service, sans rien chercher en échange.
EliminaFrères, sœurs, essayons de nous demander: sommes-nous capables de faire de la place aux autres? De les écouter, de les laisser libres, de ne pas les lier à nous en prétendant une reconnaissance? Et aussi de les laisser parler, parfois. Ne pas dire: «Mais tu ne sais rien!». Laisser parler, faire de la place aux autres. Attirons-nous les autres vers Jésus ou vers nous-mêmes? Et encore, en suivant l'exemple de Jean: savons-nous nous réjouir du fait que les gens prennent leur chemin et suivent leur appel, même si cela implique un certain détachement par rapport à nous? Nous réjouis-sons-nous de leurs progrès, avec sincérité et sans jalousie? C’est cela, laisser grandir les autres.
Que Marie, la servante du Seigneur, nous aide à être libres de tout attachement, à faire de la place au Seigneur et à faire de la place aux autres.
FAUSTI - "Il voit Jésus qui vient vers lui" : le lendemain de son témoignage, Jean "voit" Celui qu'il avait déjà contemplé, mais sans Le reconnaître. Même le lecteur a déjà entendu dans le prologue que Jésus est le Fils unique de Dieu ; mais il faut du temps pour le reconnaître.
RispondiEliminaVoir Jésus "venir", c'est voir l'invisible, le Verbe devenu Chair qui montre la Gloire. John l'attend, mais c'est elle qui vient se faire voir. L'initiative de la rencontre est la sienne.
Le Fils, tout comme il fait face au Père, il fait nécessairement face à nous, ses frères et sœurs.
La " voix de celui qui crie dans le désert " est une consolation, car elle promet le pardon et apporte la bonne nouvelle : " Voici notre Dieu ! (Is 40.1-9).
Le pardon, cependant, n'est pas seulement pour Israël, mais pour "le monde", afin que toute chair puisse voir Sa Gloire.
(Est 40.5). Nous parlons de péché, pas de péchés. Il s'agit du péché, qui est la non-connaissance de Dieu, la racine de toute transgression. Celui qui enlève le péché ne peut être que Dieu lui-même.
Jésus est appelé "l'Agneau". Le mot fait allusion au Serviteur de JHWH, muet comme un agneau conduit à la boucherie (Is 53,7), d'autant plus que le mot araméen "taleya" peut signifier à la fois enfant/serviteur et agneau. Dans ces Paroles de Jean résonne la même théologie que dans les autres Evangiles, selon laquelle Jésus dans le Baptême est proclamé par le Père comme le Fils/Serviteur qui, par son sacrifice, sauvera le monde. Le Baptême de Jésus est la porte d'entrée de la révélation chrétienne, qui nous introduit dans la maison de Dieu. N'est-il pas une porte grande ouverte à l'homme ?
La scène du Baptême de Jésus a eu lieu plus tôt, à un moment non spécifié. On ne dit pas quand, peut-être parce qu'à chaque fois la Parole " est baptisée " et est immergée dans le monde.
Jean, comme chacun de nous, a besoin de temps pour comprendre ce qu'il a contemplé dans la chair du Verbe, en solidarité avec toute chair. Il se révèle comme le Fils parce qu'il devient notre frère et s'immerge dans la condition commune à tous.
L'Esprit qui, dans la création, planait sur les eaux primordiales, la colombe qui planait sur la terre dès qu'elle sortait du déluge, descend sur Jésus qui est baptisé dans le Jourdain.
Non seulement descend, mais "habite" en Lui, Sa maison.
Directement de Dieu pour l'inspiration intérieure, ou indirectement, par la Parole longtemps mâchée, Jean connaît le signe pour reconnaître "Celui qui vient". Il est l'Esprit qui descend et habite en Lui. Cependant, pour lui, comme pour nous, il y a toujours une distance entre connaître et reconnaître, entre voir et comprendre.
Alors que les autres prophètes avaient prévu et prédit, Jean voit et dit ... l'accomplissement de ce qui a été promis s'est déjà produit en Jésus et est présent à tous dans le témoignage de ceux qui ont vu et raconté.
AGNUS DEI
RispondiEliminahttps://www.youtube.com/watch?v=Uk0dnuVFgHM
https://www.youtube.com/watch?v=2sJHwnUyZuM&t=9s