Livre d'Isaïe 7,10-16. En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, De crème et de miel il se nourrira, jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien. Avant que cet enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, la terre dont les deux rois te font trembler sera laissée à l’abandon . Psaume 24(23),1-2.3-4ab.5-6. Au Seigneur, le monde et sa richesse, la terre et tous ses habitants ! C'est lui qui l'a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots.
Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ? L'homme au cœur pur, aux mains innocentes, qui ne livre pas son âme aux idoles.
Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, et de Dieu son Sauveur, la justice. Voici le peuple de ceux qui le cherchent ! Voici Jacob qui recherche ta face !
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 1,1-7. Paul, serviteur du Christ Jésus, appelé à être Apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu, à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome. Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les saintes Écritures, concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David et, selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. Pour que son nom soit reconnu, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre, afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes, dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés. À vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,18-24.
Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : ‘Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel’, qui se traduit : « Dieu-avec-nous » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse,
PAPE FRANÇOIS ANGÉLUS IVe dimanche de l'Avent 20 décembre 2015
Chers frères et sœurs, bonjour !
L’Évangile de ce dimanche d’Avent met en évidence la figure de Marie. Nous la voyons quand, immédiatement après avoir conçu dans la foi le Fils de Dieu, elle affronte le long voyage de Nazareth en Galilée jusqu’aux monts de Judée pour aller rendre visite à Élisabeth et l’aider. L’ange Gabriel lui avait révélé que sa parente âgée, qui n’avait pas d’enfants, était au sixième mois de grossesse (cf. Lc 1, 26.36). C’est pourquoi la Vierge, qui porte en elle un don et un mystère encore plus grand, va rendre visite à Élisabeth et reste chez elle pendant trois mois. Lors de la rencontre entre les deux femmes — imaginez : l’une est âgée et l’autre jeune, c’est la jeune, Marie, qui la salue la première. L’Évangile dit ceci : « Elle entra chez Zacharie et salua Élisabeth » (Lc 1, 40). Et, après ce salut, Élisabeth se sent enveloppée d’un grand émerveillement — n’oubliez pas ce mot : émerveillement. L’émerveillement. Élisabeth se sent enveloppée d’un grand émerveillement qui retentit dans ses paroles : « Et comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? » (v. 43). Et ces deux femmes s’étreignent, s’embrassent, joyeuses : celle qui est âgée et la jeune, toutes les deux enceintes.
Pour célébrer Noël de manière féconde, nous sommes appelés à nous arrêter sur les « lieux » de l’émerveillement. Et quels sont ces lieux de l’émerveillement dans la vie quotidienne ? Il y en a trois. Le premier lieu est l’autre, en qui reconnaître un frère, car depuis que le Noël de Jésus a eu lieu, il porte à chaque fois imprimé en lui l’apparence du Fils de Dieu. En particulier quand il s’agit du visage du pauvre, car c’est pauvre que Dieu est entré dans le monde et c’est tout d’abord par les pauvres qu’il s’est laissé approcher.
Un autre lieu de l’émerveillement — le deuxième — où, si nous regardons avec foi, nous éprouvons précisément de l’émerveillement, est l’histoire. Très souvent, nous croyons la voir du bon côté et, en revanche, nous risquons de la lire à l’envers. Cela arrive, par exemple, quand celle-ci nous semble déterminée par l’économie de marché, réglementée par la finance et par les affaires, dominée par les puissants en place. Le Dieu de Noël est en revanche un Dieu qui « brouille les cartes » : Il aime le faire ! Comme le chante Marie dans le Magnificat, c’est le Seigneur qui renverse les puissants de leurs trônes et qui élève les humbles, qui comble de bien les affamés et qui renvoie les riches les mains vides (cf. Lc 1, 52-53). Cela est le deuxième émerveillement, l’émerveillement de l’histoire.
--->Un troisième lieu d’émerveillement est l’Église : la regarder avec l’émerveillement de la foi signifie ne pas se limiter à la considérer uniquement comme une institution religieuse, même si elle l’est ; mais la sentir comme une Mère qui, malgré les taches et les rides — nous en avons tant ! — laisse transparaître les traits de l’Épouse aimée et purifiée par le Christ Seigneur. Une Église qui sait reconnaître les nombreux signes d’amour fidèle que Dieu lui envoie sans cesse. Une Église pour laquelle le Seigneur Jésus ne sera jamais une possession à défendre jalousement, ceux qui font cela commettent une erreur ; mais sera toujours Celui qui vient à sa rencontre et qu’elle sait attendre avec confiance et joie, en donnant voix à l’espérance du monde. L’Église qui appelle le Seigneur : « Viens, Seigneur Jésus ! ». L’Église mère qui garde toujours les portes et les bras ouverts pour accueillir tout le monde. Plus encore, l’Église mère qui sort de ses propres portes pour chercher avec un sourire de mère tous ceux qui sont éloignés et les conduire à la miséricorde de Dieu. Cela est l’émerveillement de Noël !
À Noël, Dieu se donne entièrement à nous en donnant son Fils, l’Unique, qui est toute sa joie. Et ce n’est qu’avec le cœur de Marie, l’humble et pauvre fille de Sion, devenue Mère du Fils du Très-Haut qu’il est possible d’exulter et de se réjouir pour le grand don de Dieu et pour son imprévisible surprise. Qu’Elle nous aide à percevoir l’émerveillement — ces trois émerveillements, l’autre, l’histoire et l’Église — pour la naissance de Jésus, le don des dons, le cadeau immérité qui nous apporte le salut. La rencontre avec Jésus nous fera sentir à nous aussi ce grand émerveillement. Mais nous ne pouvons pas avoir cet émerveillement, nous ne pouvons pas rencontrer Jésus si nous ne le rencontrons pas chez les autres, dans l’histoire et dans l’Église.
ANGÉLUS 18 décembre 2022 Aujourd'hui, quatrième et dernier dimanche de l'Avent, la liturgie nous présente la figure de saint Joseph (cf. Mt 1, 18-24). C'est un homme juste, sur le point de se marier. Nous pouvons imaginer ce dont il rêve pour l'avenir: une belle famille, avec une femme affectueuse, beaucoup de gentils enfants, et un travail décent: des rêves simples et bons, des rêves des gens simples et bons. Mais soudain, ces rêves se heurtent à une découverte déconcertante: Marie, sa fiancée, attend un enfant et cet enfant n'est pas le sien! Qu'est-ce que Joseph aura ressenti? étonnement, douleur, désarroi, peut-être même de irritation et déception... Il a senti que le monde s'écroule devant lui! Et que peut-il faire?
La loi lui donne deux options. La première consiste à dénoncer Marie et à lui faire payer le prix d’une prétendue infidélité. La seconde est d'annuler leurs fiançailles en secret, sans exposer Marie au scandale et aux lourdes conséquences, mais en prenant sur lui le poids de la honte. Joseph choisit cette deuxième voie: la voie de la miséricorde. Et voici qu'au cœur de la crise, précisément alors qu'il pense et considère tout cela, Dieu allume une lumière nouvelle dans son cœur: il lui annonce en rêve que la maternité de Marie ne vient pas d’une trahison, mais qu'elle est l'œuvre de l'Esprit Saint, et l'enfant qui naîtra est le Sauveur (cf. v. 20-21); Marie sera la mère du Messie et il en sera le gardien. A son réveil, Joseph comprend que le plus grand rêve de tout Israélite pieux — être le père du Messie — est en train de se réaliser pour lui d'une manière totalement inattendue.
Pour le réaliser, en effet, il ne lui suffira pas d'appartenir à la descendance de David et d'être un fidèle observateur de la loi, mais il devra faire confiance à Dieu par-dessus tout, accueillir Marie et son fils d'une manière complètement différente de celle à laquelle il s'attendait, différente de ce qui s’est toujours fait. En d'autres termes, Joseph devra renoncer à ses certitudes rassurantes, à ses projets parfaits, à ses attentes légitimes, et s'ouvrir à un avenir tout à découvrir. Et face à Dieu, qui bouleverse les projets et demande d’avoir confiance, Joseph répond oui. Le courage de Joseph est héroïque et se réalise dans le silence: son courage est d’avoir confiance, il a confiance, il accueille, il est disponible, il ne demande pas de garanties supplémentaires.
Frères, sœurs, que nous dit Joseph aujourd'hui? Nous aussi, nous avons nos rêves, et peut-être qu'à Noël, nous y pen-sons davantage, nous en parlons ensemble. Peut-être regrettons-nous certains rêves brisés et constatons-nous que les meilleures attentes doivent souvent se confronter à des situations inattendues, déconcertantes. Et lorsque cela se produit, Joseph nous montre le chemin: il ne faut pas pas céder à des sentiments négatifs, comme la colère et la fermeture, c'est la mauvaise voie! Au contraire, il faut accueillir les surprises, les surprises de la vie, les crises aussi, avec une attention: quand nous sommes en crise, il ne faut pas choisir hâtivement selon l'instinct, mais, se laisser passer au crible, comme l’a fait Joseph, «former un projet» (cf. v. 20) et se baser sur le critère fondamental: la miséricorde de Dieu. Lorsque l'on habite la crise sans céder à la fermeture, à la colère et à la peur, et qu’on laisse une porte ouverte à Dieu, celui-ci peut intervenir. C’est un expert pour transformer les crises en rêves: oui, Dieu ouvre les crises à des perspectives nouvelles, que nous n’imaginions pas, peut-être pas comme nous nous y attendons, mais comme Lui le sait. Et ce sont, chers frères et sœurs, les horizons de Dieu: surprenants, mais infiniment plus amples et beaux que les nôtres! Que la Vierge Marie nous aide à vivre ouverts aux surprises de Dieu.
ANGÉLUS, IVe Dimanche de l'Avent, 19 décembre 2010
Chers frères et sœurs !
En ce quatrième dimanche de l'Avent, l'Évangile de saint Matthieu raconte la naissance de Jésus en se plaçant du point de vue de saint Joseph. Il était l'époux promis à Marie qui, « avant qu'ils eussent mené vie commune, se trouva enceinte par le fait de l'Esprit Saint » (Mt 1, 18). Le Fils de Dieu, réalisant une ancienne prophétie (cf. Is 7, 14), se fait homme dans le sein d'une vierge, et ce mystère manifeste à la fois l'amour, la sagesse et la puissance de Dieu en faveur de l'humanité blessée par le péché. Saint Joseph est présenté comme un « homme juste » (Mt 1, 19), fidèle à la loi de Dieu, disponible pour accomplir sa volonté. C'est pourquoi il entre dans le mystère de l'Incarnation après qu'un ange du Seigneur, qui lui apparaît en songe, lui annonce : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus : car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1, 20-21). Ayant abandonné l'idée de répudier Marie en secret, il la prend avec lui, parce que maintenant, ses yeux voient en elle l'œuvre de Dieu.
Saint Ambroise explique que « Joseph garde le mérite et fait figure de juste, ce qui relève son témoignage » (Exp. Ev. sec. Lucam II, 5: CCL 14,32-33). « Il n'a pu profaner le Temple de l'Esprit Saint, la Mère du Seigneur, le sein consacré par le mystère », poursuit saint Ambroise (ibid., II, 6 : CCL 14, 33). Tout en ayant été troublé, Joseph agit « comme l'ange du Seigneur lui avait prescrit », certain d'accomplir une chose juste. En donnant le nom de “Jésus” à cet Enfant qui gouverne tout l'univers, il se place à la suite des serviteurs humbles et fidèles, semblable aux anges et aux prophètes, semblable aux martyrs et aux apôtres — comme le chantent d'anciens hymnes orientaux. Saint Joseph annonce les prodiges du Seigneur, témoignant de la virginité de Marie, de l'action gratuite de Dieu, et protégeant la vie terrestre du Messie. Nous vénérons donc le père légal de Jésus (cf. Catéchisme de l’Église catholique, 532), parce qu'en lui se profile l'homme nouveau, qui regarde avec confiance et courage vers l'avenir, ne suit pas son propre projet, mais se confie totalement à l'infinie miséricorde de Celui qui accomplit les prophéties et ouvre le temps du salut.
Chers amis, je désire confier à saint Joseph, patron universel de l'Église, tous les pasteurs, les exhortant à offrir « aux fidèles chrétiens et au monde entier l'offrande humble et quotidienne des paroles et des gestes du Christ » (Lettre d'indiction de l'Année sacerdotale). Puisse notre vie adhérer toujours plus à la Personne de Jésus, justement parce que « Celui qui est le Verbe assume lui-même un corps, il vient de Dieu comme un homme et attire à lui toute l'existence humaine, la porte dans la Parole de Dieu » (Jésus de Nazareth, Milan 2007, 383). Invoquons avec confiance la Vierge Marie, pleine de grâce « ornée de Dieu », afin que, pour ce Noël désormais très proche, nos yeux s'ouvrent et voient Jésus, et que notre cœur se réjouisse de cette admirable rencontre d'amour.
FAUSTI - Joseph entre dans la genèse du Fils de Dieu par l'acte de foi qui accepte " l'addition de Dieu ". donné à Marie, l'humble fille de Sion. Il est la figure de tout homme qui, "trop grand pour se suffire à lui-même" (Pascal), se tient ouvert à son mystère, et son mystère est Dieu Lui-même. On peut attendre infiniment le Messie, mais en vain. En fait, il est déjà venu, et il n'attend que celui qui est prêt à Le recevoir. Le don est déjà donné, pour Israël et pour les Gentils : c'est la perspective de Matthieu. La question est de savoir comment le recevoir. La narration est faite pour le lecteur, afin que ce qui est arrivé à Joseph lui arrive. L'" ange " pour nous est le texte lui-même, qui nous rappelle son expérience, afin qu'elle devienne aussi la nôtre. Joseph est le nom secret de tout homme, fini, qui désire infiniement, c'est à dire l'infini, ouvert à ce qui le transcende et seul peut le combler. L'homme est fait pour cette " addition " divine : " Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre cœur est agité jusqu'au point de se reposer en Toi " (Saint Augustin). "N'aye pas peur d'emmener Mary avec toi." dit l'Ange à Joseph.Il recevra d'Elle Jésus, le Fils engendré par l'Esprit, le Dieu avec nous. La foi en la Parole établit la parenté entre nous et Dieu Lui-même. Par celle-ci, comme Joseph, nous accueillons Celui qui a le pouvoir de nous faire des fils (Jn 1, 12). Tout est laissé à notre responsabilité, à notre capacité de répondre à la Parole de Dieu : c'est son " Ange " qui nous offre la possibilité de L'accueillir, de L'écouter et de Lui répondre. Le passage précédent nous dit comment Dieu entre dans notre histoire, et ceci, au contraire, comment nous entrons dans la Sienne. Il assume notre chair telle qu'elle est, nous assumons Lui tel qu'Il s'offre en Marie. Joseph est le descendant de David, à qui Dieu a promis le Messie. Mais Celui qui se promet toujours, et ce qu'Il promet à la fin, c'est Lui-même, compromis dans toutes Ses promesses. Le fils de David ne sera pas seulement le Messie promis, mais le même Seigneur qui promet. Le Fils n'est pas né de nous. Il vient de l'Esprit parce que Dieu est Esprit. Joseph pense qu'il doit se retirer par discrétion et indignité. Mais il est encouragé par l'Ange à prendre la Mère et le Fils. Il doit donner Son Nom à Celui qui n'est pas sien : il est l'Autre, il est l'Autre Même, qui attend son " oui " pour être son Fils, le Dieu-avec-lui, Celui qui le sauve et chaque " génération " de la solitude du ne pas être. Joseph se présente désormais comme celui qui écoute et exécute la Parole. L'Eglise, comme Joseph, "le rêveur" réalise le rêve de Dieu : dans le silence de l'Adoration, par la Foi, Elle accueille le don du Fils.
-->Marie est la médiatrice du Don de Dieu pour tous. Celui qui rejette la Mère, rejette le Fils. Détacher Jésus de Marie, d'Israël, de l'Église, des frères, c'est rejeter sa Chair, le salut de toute chair. Le christianisme devient une idéologie, une "gnose", qui n'a rien à voir avec le Christ crucifié, la révélation de Dieu et la libération de l'homme. Ceux qui disent . "Christ oui, mais Israël non ; Christ oui, mais l'Église non ; Christ oui, et le monde non", rejette le Christ Lui-même, qui s'est révélé à nous. rejette le Christ Lui-même qui s'est uni dans un destin unique avec Israël, l'Église et le monde. L'histoire n'est pas quelque chose de passé qui n'est plus, elle est comme des racines pour l'arbre. Ils lui donnent de la sève et lui permettent de s'élever vers le ciel sans s'effondrer au premier vent. Ce qui est en Marie, vient de Dieu : en épousant la Mère, vous accueillez le Fils. "Tu lui donneras un nom" : Marie Lui donne naissance, vous Lui donnez un Nom, vous entrez dans une relation avec Lui et Lui avec vous. Telle est la dignité sublime de l'homme : l'appeler par son nom, être son interlocuteur, lui parler d'ami à ami. Jésus signifie "le Seigneur sauve", il est le nom de Dieu, sa réalité pour ceux qui l'invoquent. "Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé" (Actes 2:21). En aucun autre nom il n'y a de salut (Actes 4:12), car c'est le Nom dont tout autre nom tire sa vie. Il peut être invoqué par n'importe qui, aussi perdu soit-il : c'est "le Seigneur sauve". "Tous me connaîtront, du plus petit au plus grand, car je pardonnerai leurs iniquités et ne me souviendrai plus de leur péché" (Jérémie 31:34). Nous appelons Dieu par son Nom précisément parce que nous sommes les perdus qui sont sauvés. Dieu est l'Amour sans limites : Nous ne Le connaissons comme tel que dans le pardon. L'histoire de Jésus est considérée en continuité avec l'histoire d'Israël, comme l'accomplissement de la promesse qui lui a été faite.
Livre d'Isaïe 7,10-16.
RispondiEliminaEn ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :
« Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. »
Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »
Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !
C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel,
De crème et de miel il se nourrira, jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.
Avant que cet enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, la terre dont les deux rois te font trembler sera laissée à l’abandon
.
Psaume 24(23),1-2.3-4ab.5-6.
Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C'est lui qui l'a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.
Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L'homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.
Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 1,1-7.
Paul, serviteur du Christ Jésus, appelé à être Apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu,
à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.
Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les saintes Écritures,
concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David
et, selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur.
Pour que son nom soit reconnu, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre, afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes,
dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés.
À vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
Évangile de Jésus-Christ
selon saint Matthieu 1,18-24.
Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
‘Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel’, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse,
PAROLES DES PAPES
EliminaPAPE FRANÇOIS ANGÉLUS IVe dimanche de l'Avent 20 décembre 2015
Chers frères et sœurs, bonjour !
L’Évangile de ce dimanche d’Avent met en évidence la figure de Marie. Nous la voyons quand, immédiatement après avoir conçu dans la foi le Fils de Dieu, elle affronte le long voyage de Nazareth en Galilée jusqu’aux monts de Judée pour aller rendre visite à Élisabeth et l’aider. L’ange Gabriel lui avait révélé que sa parente âgée, qui n’avait pas d’enfants, était au sixième mois de grossesse (cf. Lc 1, 26.36). C’est pourquoi la Vierge, qui porte en elle un don et un mystère encore plus grand, va rendre visite à Élisabeth et reste chez elle pendant trois mois. Lors de la rencontre entre les deux femmes — imaginez : l’une est âgée et l’autre jeune, c’est la jeune, Marie, qui la salue la première. L’Évangile dit ceci : « Elle entra chez Zacharie et salua Élisabeth » (Lc 1, 40). Et, après ce salut, Élisabeth se sent enveloppée d’un grand émerveillement — n’oubliez pas ce mot : émerveillement. L’émerveillement. Élisabeth se sent enveloppée d’un grand émerveillement qui retentit dans ses paroles : « Et comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? » (v. 43). Et ces deux femmes s’étreignent, s’embrassent, joyeuses : celle qui est âgée et la jeune, toutes les deux enceintes.
Pour célébrer Noël de manière féconde, nous sommes appelés à nous arrêter sur les « lieux » de l’émerveillement. Et quels sont ces lieux de l’émerveillement dans la vie quotidienne ? Il y en a trois. Le premier lieu est l’autre, en qui reconnaître un frère, car depuis que le Noël de Jésus a eu lieu, il porte à chaque fois imprimé en lui l’apparence du Fils de Dieu. En particulier quand il s’agit du visage du pauvre, car c’est pauvre que Dieu est entré dans le monde et c’est tout d’abord par les pauvres qu’il s’est laissé approcher.
Un autre lieu de l’émerveillement — le deuxième — où, si nous regardons avec foi, nous éprouvons précisément de l’émerveillement, est l’histoire. Très souvent, nous croyons la voir du bon côté et, en revanche, nous risquons de la lire à l’envers. Cela arrive, par exemple, quand celle-ci nous semble déterminée par l’économie de marché, réglementée par la finance et par les affaires, dominée par les puissants en place. Le Dieu de Noël est en revanche un Dieu qui « brouille les cartes » : Il aime le faire ! Comme le chante Marie dans le Magnificat, c’est le Seigneur qui renverse les puissants de leurs trônes et qui élève les humbles, qui comble de bien les affamés et qui renvoie les riches les mains vides (cf. Lc 1, 52-53). Cela est le deuxième émerveillement, l’émerveillement de l’histoire.
--->Un troisième lieu d’émerveillement est l’Église : la regarder avec l’émerveillement de la foi signifie ne pas se limiter à la considérer uniquement comme une institution religieuse, même si elle l’est ; mais la sentir comme une Mère qui, malgré les taches et les rides — nous en avons tant ! — laisse transparaître les traits de l’Épouse aimée et purifiée par le Christ Seigneur. Une Église qui sait reconnaître les nombreux signes d’amour fidèle que Dieu lui envoie sans cesse. Une Église pour laquelle le Seigneur Jésus ne sera jamais une possession à défendre jalousement, ceux qui font cela commettent une erreur ; mais sera toujours Celui qui vient à sa rencontre et qu’elle sait attendre avec confiance et joie, en donnant voix à l’espérance du monde. L’Église qui appelle le Seigneur : « Viens, Seigneur Jésus ! ». L’Église mère qui garde toujours les portes et les bras ouverts pour accueillir tout le monde. Plus encore, l’Église mère qui sort de ses propres portes pour chercher avec un sourire de mère tous ceux qui sont éloignés et les conduire à la miséricorde de Dieu. Cela est l’émerveillement de Noël !
EliminaÀ Noël, Dieu se donne entièrement à nous en donnant son Fils, l’Unique, qui est toute sa joie. Et ce n’est qu’avec le cœur de Marie, l’humble et pauvre fille de Sion, devenue Mère du Fils du Très-Haut qu’il est possible d’exulter et de se réjouir pour le grand don de Dieu et pour son imprévisible surprise. Qu’Elle nous aide à percevoir l’émerveillement — ces trois émerveillements, l’autre, l’histoire et l’Église — pour la naissance de Jésus, le don des dons, le cadeau immérité qui nous apporte le salut. La rencontre avec Jésus nous fera sentir à nous aussi ce grand émerveillement. Mais nous ne pouvons pas avoir cet émerveillement, nous ne pouvons pas rencontrer Jésus si nous ne le rencontrons pas chez les autres, dans l’histoire et dans l’Église.
PAPE FRANÇOIS
RispondiEliminaANGÉLUS 18 décembre 2022
Aujourd'hui, quatrième et dernier dimanche de l'Avent, la liturgie nous présente la figure de saint Joseph (cf. Mt 1, 18-24). C'est un homme juste, sur le point de se marier. Nous pouvons imaginer ce dont il rêve pour l'avenir: une belle famille, avec une femme affectueuse, beaucoup de gentils enfants, et un travail décent: des rêves simples et bons, des rêves des gens simples et bons. Mais soudain, ces rêves se heurtent à une découverte déconcertante: Marie, sa fiancée, attend un enfant et cet enfant n'est pas le sien! Qu'est-ce que Joseph aura ressenti? étonnement, douleur, désarroi, peut-être même de irritation et déception... Il a senti que le monde s'écroule devant lui! Et que peut-il faire?
La loi lui donne deux options. La première consiste à dénoncer Marie et à lui faire payer le prix d’une prétendue infidélité. La seconde est d'annuler leurs fiançailles en secret, sans exposer Marie au scandale et aux lourdes conséquences, mais en prenant sur lui le poids de la honte. Joseph choisit cette deuxième voie: la voie de la miséricorde. Et voici qu'au cœur de la crise, précisément alors qu'il pense et considère tout cela, Dieu allume une lumière nouvelle dans son cœur: il lui annonce en rêve que la maternité de Marie ne vient pas d’une trahison, mais qu'elle est l'œuvre de l'Esprit Saint, et l'enfant qui naîtra est le Sauveur (cf. v. 20-21); Marie sera la mère du Messie et il en sera le gardien. A son réveil, Joseph comprend que le plus grand rêve de tout Israélite pieux — être le père du Messie — est en train de se réaliser pour lui d'une manière totalement inattendue.
Pour le réaliser, en effet, il ne lui suffira pas d'appartenir à la descendance de David et d'être un fidèle observateur de la loi, mais il devra faire confiance à Dieu par-dessus tout, accueillir Marie et son fils d'une manière complètement différente de celle à laquelle il s'attendait, différente de ce qui s’est toujours fait. En d'autres termes, Joseph devra renoncer à ses certitudes rassurantes, à ses projets parfaits, à ses attentes légitimes, et s'ouvrir à un avenir tout à découvrir. Et face à Dieu, qui bouleverse les projets et demande d’avoir confiance, Joseph répond oui. Le courage de Joseph est héroïque et se réalise dans le silence: son courage est d’avoir confiance, il a confiance, il accueille, il est disponible, il ne demande pas de garanties supplémentaires.
Frères, sœurs, que nous dit Joseph aujourd'hui? Nous aussi, nous avons nos rêves, et peut-être qu'à Noël, nous y pen-sons davantage, nous en parlons ensemble. Peut-être regrettons-nous certains rêves brisés et constatons-nous que les meilleures attentes doivent souvent se confronter à des situations inattendues, déconcertantes. Et lorsque cela se produit, Joseph nous montre le chemin: il ne faut pas pas céder à des sentiments négatifs, comme la colère et la fermeture, c'est la mauvaise voie! Au contraire, il faut accueillir les surprises, les surprises de la vie, les crises aussi, avec une attention: quand nous sommes en crise, il ne faut pas choisir hâtivement selon l'instinct, mais, se laisser passer au crible, comme l’a fait Joseph, «former un projet» (cf. v. 20) et se baser sur le critère fondamental: la miséricorde de Dieu. Lorsque l'on habite la crise sans céder à la fermeture, à la colère et à la peur, et qu’on laisse une porte ouverte à Dieu, celui-ci peut intervenir. C’est un expert pour transformer les crises en rêves: oui, Dieu ouvre les crises à des perspectives nouvelles, que nous n’imaginions pas, peut-être pas comme nous nous y attendons, mais comme Lui le sait. Et ce sont, chers frères et sœurs, les horizons de Dieu: surprenants, mais infiniment plus amples et beaux que les nôtres! Que la Vierge Marie nous aide à vivre ouverts aux surprises de Dieu.
BENOÎT XVI
RispondiEliminaANGÉLUS, IVe Dimanche de l'Avent, 19 décembre 2010
Chers frères et sœurs !
En ce quatrième dimanche de l'Avent, l'Évangile de saint Matthieu raconte la naissance de Jésus en se plaçant du point de vue de saint Joseph. Il était l'époux promis à Marie qui, « avant qu'ils eussent mené vie commune, se trouva enceinte par le fait de l'Esprit Saint » (Mt 1, 18). Le Fils de Dieu, réalisant une ancienne prophétie (cf. Is 7, 14), se fait homme dans le sein d'une vierge, et ce mystère manifeste à la fois l'amour, la sagesse et la puissance de Dieu en faveur de l'humanité blessée par le péché. Saint Joseph est présenté comme un « homme juste » (Mt 1, 19), fidèle à la loi de Dieu, disponible pour accomplir sa volonté. C'est pourquoi il entre dans le mystère de l'Incarnation après qu'un ange du Seigneur, qui lui apparaît en songe, lui annonce : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus : car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1, 20-21). Ayant abandonné l'idée de répudier Marie en secret, il la prend avec lui, parce que maintenant, ses yeux voient en elle l'œuvre de Dieu.
Saint Ambroise explique que « Joseph garde le mérite et fait figure de juste, ce qui relève son témoignage » (Exp. Ev. sec. Lucam II, 5: CCL 14,32-33). « Il n'a pu profaner le Temple de l'Esprit Saint, la Mère du Seigneur, le sein consacré par le mystère », poursuit saint Ambroise (ibid., II, 6 : CCL 14, 33). Tout en ayant été troublé, Joseph agit « comme l'ange du Seigneur lui avait prescrit », certain d'accomplir une chose juste. En donnant le nom de “Jésus” à cet Enfant qui gouverne tout l'univers, il se place à la suite des serviteurs humbles et fidèles, semblable aux anges et aux prophètes, semblable aux martyrs et aux apôtres — comme le chantent d'anciens hymnes orientaux. Saint Joseph annonce les prodiges du Seigneur, témoignant de la virginité de Marie, de l'action gratuite de Dieu, et protégeant la vie terrestre du Messie. Nous vénérons donc le père légal de Jésus (cf. Catéchisme de l’Église catholique, 532), parce qu'en lui se profile l'homme nouveau, qui regarde avec confiance et courage vers l'avenir, ne suit pas son propre projet, mais se confie totalement à l'infinie miséricorde de Celui qui accomplit les prophéties et ouvre le temps du salut.
Chers amis, je désire confier à saint Joseph, patron universel de l'Église, tous les pasteurs, les exhortant à offrir « aux fidèles chrétiens et au monde entier l'offrande humble et quotidienne des paroles et des gestes du Christ » (Lettre d'indiction de l'Année sacerdotale). Puisse notre vie adhérer toujours plus à la Personne de Jésus, justement parce que « Celui qui est le Verbe assume lui-même un corps, il vient de Dieu comme un homme et attire à lui toute l'existence humaine, la porte dans la Parole de Dieu » (Jésus de Nazareth, Milan 2007, 383). Invoquons avec confiance la Vierge Marie, pleine de grâce « ornée de Dieu », afin que, pour ce Noël désormais très proche, nos yeux s'ouvrent et voient Jésus, et que notre cœur se réjouisse de cette admirable rencontre d'amour.
FAUSTI - Joseph entre dans la genèse du Fils de Dieu par l'acte de foi qui accepte " l'addition de Dieu ". donné à Marie, l'humble fille de Sion. Il est la figure de tout homme qui, "trop grand pour se suffire à lui-même" (Pascal), se tient ouvert à son mystère, et son mystère est Dieu Lui-même.
RispondiEliminaOn peut attendre infiniment le Messie, mais en vain. En fait, il est déjà venu, et il n'attend que celui qui est prêt à Le recevoir. Le don est déjà donné, pour Israël et pour les Gentils : c'est la perspective de Matthieu.
La question est de savoir comment le recevoir.
La narration est faite pour le lecteur, afin que ce qui est arrivé à Joseph lui arrive.
L'" ange " pour nous est le texte lui-même, qui nous rappelle son expérience, afin qu'elle devienne aussi la nôtre.
Joseph est le nom secret de tout homme, fini, qui désire infiniement, c'est à dire l'infini, ouvert à ce qui le transcende et seul peut le combler. L'homme est fait pour cette " addition " divine : " Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre cœur est agité jusqu'au point de se reposer en Toi " (Saint Augustin).
"N'aye pas peur d'emmener Mary avec toi." dit l'Ange à Joseph.Il recevra d'Elle Jésus, le Fils engendré par l'Esprit, le Dieu avec nous.
La foi en la Parole établit la parenté entre nous et Dieu Lui-même. Par celle-ci, comme Joseph, nous accueillons Celui qui a le pouvoir de nous faire des fils (Jn 1, 12).
Tout est laissé à notre responsabilité, à notre capacité de répondre à la Parole de Dieu : c'est son " Ange " qui nous offre la possibilité de L'accueillir, de L'écouter et de Lui répondre.
Le passage précédent nous dit comment Dieu entre dans notre histoire, et ceci, au contraire, comment nous entrons dans la Sienne. Il assume notre chair telle qu'elle est, nous assumons Lui tel qu'Il s'offre en Marie.
Joseph est le descendant de David, à qui Dieu a promis le Messie.
Mais Celui qui se promet toujours, et ce qu'Il promet à la fin, c'est Lui-même, compromis dans toutes Ses promesses.
Le fils de David ne sera pas seulement le Messie promis, mais le même Seigneur qui promet.
Le Fils n'est pas né de nous. Il vient de l'Esprit parce que Dieu est Esprit.
Joseph pense qu'il doit se retirer par discrétion et indignité.
Mais il est encouragé par l'Ange à prendre la Mère et le Fils. Il doit donner Son Nom à Celui qui n'est pas sien : il est l'Autre, il est l'Autre Même, qui attend son " oui " pour être son Fils, le Dieu-avec-lui, Celui qui le sauve et chaque " génération " de la solitude du ne pas être.
Joseph se présente désormais comme celui qui écoute et exécute la Parole.
L'Eglise, comme Joseph, "le rêveur" réalise le rêve de Dieu :
dans le silence de l'Adoration, par la Foi, Elle accueille le don du Fils.
-->Marie est la médiatrice du Don de Dieu pour tous.
EliminaCelui qui rejette la Mère, rejette le Fils.
Détacher Jésus de Marie, d'Israël, de l'Église, des frères, c'est rejeter sa Chair, le salut de toute chair. Le christianisme devient une idéologie, une "gnose", qui n'a rien à voir avec le Christ crucifié, la révélation de Dieu et la libération de l'homme.
Ceux qui disent . "Christ oui, mais Israël non ; Christ oui, mais l'Église non ; Christ oui, et le monde non", rejette le Christ Lui-même, qui s'est révélé à nous. rejette le Christ Lui-même qui s'est uni dans un destin unique avec Israël, l'Église et le monde.
L'histoire n'est pas quelque chose de passé qui n'est plus, elle est comme des racines pour l'arbre.
Ils lui donnent de la sève et lui permettent de s'élever vers le ciel sans s'effondrer au premier vent.
Ce qui est en Marie, vient de Dieu : en épousant la Mère, vous accueillez le Fils.
"Tu lui donneras un nom" : Marie Lui donne naissance, vous Lui donnez un Nom, vous entrez dans une relation avec Lui et Lui avec vous. Telle est la dignité sublime de l'homme : l'appeler par son nom, être son interlocuteur, lui parler d'ami à ami.
Jésus signifie "le Seigneur sauve", il est le nom de Dieu, sa réalité pour ceux qui l'invoquent.
"Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé" (Actes 2:21).
En aucun autre nom il n'y a de salut (Actes 4:12), car c'est le Nom dont tout autre nom tire sa vie. Il peut être invoqué par n'importe qui, aussi perdu soit-il : c'est "le Seigneur sauve".
"Tous me connaîtront, du plus petit au plus grand, car je pardonnerai leurs iniquités et ne me souviendrai plus de leur péché" (Jérémie 31:34).
Nous appelons Dieu par son Nom précisément parce que nous sommes les perdus qui sont sauvés.
Dieu est l'Amour sans limites : Nous ne Le connaissons comme tel que dans le pardon.
L'histoire de Jésus est considérée en continuité avec l'histoire d'Israël, comme l'accomplissement de la promesse qui lui a été faite.