Première lecture « Donne-nous de l’eau à boire » (Ex 17, 3-7) Lecture du livre de l’Exode
En ces jours-là, dans le désert, le peuple, manquant d’eau, souffrit de la soif. Il récrimina contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant le peuple, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.
Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve) et Mériba (c’est-à-dire : Querelle), parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? »
– Parole du Seigneur.
Psaume (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9) R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur ! (cf. Ps 94, 8a.7d)
Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit.
Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. »
Deuxième lecture « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 1-2.5-8) Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains
Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.
Évangile « Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-42) Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. Tu es vraiment le Sauveur du monde, Seigneur ! Donne-moi de l’eau vive : que je n’aie plus soif. Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. (cf. Jn 4, 42.15)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en a eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !... Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »
La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui.
Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. Il est bien vrai, le dicton : ‘L’un sème, l’autre moissonne.’ Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. »
Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »
ANGÉLUS 27 mars 2011 Ce 3ème dimanche de carême est caractérisé par le célèbre dialogue de Jésus avec la Samaritaine, raconté par l'évangéliste Jean. Cette femme se rendait chaque jour à un ancien puits remontant au patriarche Jacob pour y puiser de l'eau, et ce jour-là, elle y trouva Jésus, assis, « fatigué par la marche » (Jn 4, 6). Saint Augustin commente : « Ce n'est pas pour rien que Jésus se fatigue... La force du Christ t'a créé, la faiblesse du Christ t'a recréé... Par sa force il nous a créé, par sa faiblesse il est venu nous chercher... » (In Ioh. Ev., 15, 2). La fatigue de Jésus, signe de son humanité véritable, peut être vue comme un prélude de la passion, par laquelle il a mené à son accomplissement l'œuvre de notre rédemption. En particulier, dans la rencontre avec la Samaritaine au puits, apparaît le thème de la « soif » du Christ, qui culmine dans le cri sur la croix : « J'ai soif » (Jn 19, 28). Cette soif, comme la fatigue, a certainement une base physique. Mais Jésus, comme le dit encore Augustin, « avait soif de la foi de cette femme » (In Ioh. Ev. 15, 11), comme de la foi de nous tous. Dieu le Père l'a envoyé pour assouvir notre soif de vie éternelle, en nous donnant son amour, mais pour nous faire ce don, Jésus demande notre foi. La toute puissance de l'Amour respecte toujours la liberté de l'homme ; elle frappe à son cœur et attend patiemment sa réponse.
Dans la rencontre avec la Samaritaine, on distingue le symbole de l'eau au premier plan, qui fait clairement allusion au sacrement du baptême, source d'une vie nouvelle pour la foi dans la Grâce de Dieu. Cet Évangile, en effet, — comme je l'ai rappelé dans la catéchèse du mercredi des Cendres —, fait partie de l'ancien itinéraire de préparation des catéchumènes à l'initiation chrétienne qui se déroulait pendant la grande veillée de la nuit de Pâques. « Qui boira de l'eau que je lui donnerai - dit Jésus — n'aura plus jamais soif. L'eau que je lui donnerai deviendra en lui source d'eau jaillissant en vie éternelle » (Jn 4, 14). Cette eau représente l'Esprit Saint, le « don » par excellence que Jésus est venu apporter de la part de Dieu le Père. Qui renaît de l'eau et de l'Esprit Saint, c'est-à-dire dans le Baptême, entre dans une relation réelle avec Dieu, une relation filiale, et peut l'adorer « en esprit et en vérité » (Jn 4, 23.24), comme le révèle encore Jésus à la Samaritaine. Grâce à la rencontre avec Jésus Christ et au don de l'Esprit Saint, la foi de l'homme atteint son accomplissement, comme réponse à la plénitude de la révélation de Dieu.
Chacun de nous peut s'identifier à la Samaritaine : Jésus nous attend, spécialement en ce temps de carême, pour parler à notre, à mon cœur. Arrêtons-nous un moment en silence, dans notre chambre, ou dans une église, ou dans un lieu isolé. Écoutons sa voix qui nous dit : « Si tu savais le don de Dieu... ». Que la Vierge Marie nous aide à ne pas manquer ce rendez-vous dont dépend notre bonheur véritable.
En ce dimanche, chers pèlerins francophones, Jésus se présente à nous comme un mendiant : « Donne-moi à boire ! ». Prenons le temps d'écouter son appel. Saurons-nous, comme la Samaritaine, Le reconnaître comme l'unique source de vie qui répond à la quête profonde de l'homme ? Oui, seule l'eau qu'Il donne peut étancher notre soif de bien, de vérité, de beauté ! Laissons de côté l'idolâtrie du bien-être matériel et de l'éphémère qui laisse le cœur inquiet et vide. Soyons attentifs et accueillants aux besoins des autres pour partager avec eux. Chers amis, en donnant plus de temps à la prière, puissions-nous être des adorateurs en esprit et en vérité et des témoins joyeux du Dieu vivant ! Avec ma Bénédiction pour vous et pour vos familles !
PAPE FRANÇOIS ANGÉLUS 15 mars 2020 ...Le passage évangélique de ce troisième dimanche de Carême, présente la rencontre de Jésus avec une femme samaritaine (cf. Jn 4,5-42). Il est en route avec ses disciples et ils s’arrêtent près d'un puits, en Samarie. Les Samaritains étaient considérés par les juifs comme des hérétiques et ils étaient très méprisés, comme des citoyens de seconde classe. Jésus est fatigué, il a soif. Une femme arrive, pour prendre de l’eau et il lui demande: « Donne-moi à boire » (v. 7). Ainsi, brisant toute barrière, il commence un dialogue dans lequel il révèle à cette femme le mystère de l’eau vive, c’est-à-dire de l’Esprit Saint, don de Dieu. En effet, à la réaction de surprise de la femme, Jésus répond: «Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: 'Donne-moi à boire!', tu lui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive « (v. 10).
Au centre de ce dialogue il y a l’eau. D’une part, l’eau en tant qu’élément essentiel pour vivre, qui satisfait la soif du corps et soutient la vie. De l’autre, l’eau comme symbole de la grâce divine, qui donne la vie éternelle. Dans la tradition biblique, Dieu est la source d’eau vive — ce que disent les psaumes, les prophètes — : s’éloigner de Dieu, source d'eau vive, et de sa Loi comporte la pire des sécheresses. C’est l’expérience du peuple d’Israël dans le désert. Sur le long chemin vers la liberté, celui-ci, brûlé par la soif, proteste contre Moïse et contre Dieu parce qu’il n’y a pas d’eau. Alors, par la volonté de Dieu, Moïse fait jaillir l’eau d’un rocher, comme signe de la providence de Dieu qui accompagne son peuple et lui donne la vie ( Ex 17, 17-7)
Et l’apôtre Paul interprète ce rocher comme un symbole du Christ. Il dira ainsi: «t ce rocher, c'est le Christ» (cf. 1 Co 10, 4). C'est la figure mystérieuse de sa présence au milieu du peuple de Dieu en marche. En effet, le Christ est le Temple duquel, selon la vision des prophètes, jaillit l’Esprit Saint, c'est-à-dire l'eau vive qui purifie et donne la vie. Celui qui a soif de salut peut puiser gratuitement à Jésus, et l’Esprit Saint deviendra en lui ou en elle une source de vie pleine et éternelle. La promesse de l’eau vive que Jésus a faite à la Samaritaine est devenue réalité dans sa Pâque: «du sang et de l’eau» ont jailli de son côté transpercé (Jn 19, 34). Le Christ, Agneau immolé et ressuscité, est la source d’où jaillit l’Esprit Saint, qui remet les péchés et régénère à une vie nouvelle.
Ce don est également la source du témoignage. Comme la Samaritaine, quiconque rencontre Jésus vivant ressent le besoin de le raconter aux autres, afin que tous en arrivent à confesser que Jésus « est vraiment le sauveur du monde » (Jn 4, 42), comme l’ont dit ensuite les concitoyens de cette femme. Nous aussi, engendrés à une vie nouvelle à travers le baptême, sommes appelés à témoigner de la vie et de l’espérance qui sont en nous. Si notre recherche et notre soif trouvent leur pleine satisfaction dans le Christ, nous montrerons que le salut ne réside pas dans les « choses » de ce monde, qui à la fin produisent de la sécheresse, mais dans Celui qui nous a aimés et qui nous aime toujours: Jésus notre Sauveur, dans l’eau vive qu’Il nous offre.
Que la Très Sainte Vierge Marie nous aide à cultiver le désir du Christ, source d’eau vive, le seul qui puisse étancher la soif de vie et d’amour que nous portons dans nos cœurs.
....Merci beaucoup pour tous les efforts que chacun de vous accomplit pour apporter son aide dans ce moment si dur. Que le Seigneur vous bénisse, que la Vierge vous protège; et s'il vous plaît n'oubliez pas de prier pour moi. Bon dimanche et bon déjeuner! Merci.
FAUSTI - "Si tu connaissais le don de Dieu". C'est ce que dit Jésus à la Samaritaine. Il lui demande : "Donne-moi à boire" , de sorte qu'elle lui demande elle-même . "Donne-moi cette eau". C'est l'eau vive, l'amour du Père et du Fils, que Jésus a soif de donner à chacun de ses frères et sœurs. Après le prologue, où l'on fait l'éloge de la Parole (Jn 1,1-18), le protagoniste de fond du discours évangélique est l'eau, à l'origine de la vie. Mais il y a eau et eau, ainsi que vie et vie. Il y a en effet de l'eau stagnante, morte, et de l'eau animée par le souffle de l'amour qui jaillit en vie éternelle. Au chapitre 1, il y a l'eau du baptême de Jean et l'eau du baptême de Jésus dans l'Esprit ; au chapitre 2, l'eau de purification et le beau vin ; au chapitre 3, la naissance par l'eau et la naissance par l'Esprit ; au chapitre 4, nous voyons Jésus et la femme parler de la soif et de l'eau ; au ch. 5, à la piscine de Bethzatha, nous avons la guérison d'une personne parmi la multitude de personnes "séchées". Nous sommes dans l'attente de l'eau prodigieuse qui reviendra sur la scène au ch. 7, après le don du Pain (ch. 6). Avec l'eau, il est aussi question d'eau et de feu, ainsi que d'Esprit et de lumière. Qu'est-ce que l'homme, sinon de la terre mélangée à l'eau et vivifiée par le souffle de Dieu, qui l'a voulu semblable à lui, participant à Sa joie ? Quelle est la soif de l'homme si ce n'est le bonheur et la plénitude d'être avec Celui dont il est l'autre partie ? La rencontre entre Jésus et la femme a lieu dans la solitude. Que Jésus lui parle suscite l'étonnement chez elle, comme chez les disciples. On va au puits aux heures fraîches de l'aube et du crépuscule. Pourquoi cette femme vient-elle à midi, alors qu'elle est sûre de ne pas rencontrer d'autres femmes ? Quelle eau désire-t-elle à l'heure de la chaleur et de la soif ? La question que Jésus lui pose semble étrange à la Samaritaine. Cela ressemble aux avances de quelqu'un qui veut s'approcher d'elle. Elle a bien compris. Il s'agit bien du début d'une rencontre . Fatigué et abandonné au puits, Il manifeste Sa propre faiblesse. Il a soif Lui aussi, comme la femme qui vient puiser. Au-delà du puits à l'eau matérielle, il y a celui de la loi, dont l'eau est la Parole de vie. Mais il y a aussi ce puits profond qu'est la femme et son cœur, qui renvoie à son tour à un mystère encore plus abyssal, d'où jaillit toute existence.
La scène est une rencontre entre l'homme et la femme : deux désirs se tiennent à la source, chacun étant soif pour l'autre et eau pour l'autre. Les figures et les symboles qui entrent en jeu sont évocateurs et éloquents en eux-mêmes : la soif et l'eau, l'homme et la femme, l'Époux et les différents maris, le temple en Esprit et en vérité et les différents temples, la nourriture et la volonté de Dieu, le travail des semailles et la joie de la moisson. Ce sont des réalités fondamentales que tout le monde connaît et sur lesquelles il y a un malentendu. En effet, chacun en a une expérience personnelle limitée, différente de celle de l'autre. L'histoire est une histoire d'amour, un dialogue dans lequel Jésus veut amener la femme à connaître Son don. L'Époux est en voyage, il vient de loin, à la recherche de l'épouse. Celle-ci, enfin, qui L'avait abandonné au crépuscule du premier jour, Le retrouve à midi, à la sixième heure, "l'heure" où tout est accompli.
-->Le récit est un dialogue entre la Parole et l'auditeur, représenté par la femme, qui a changé plusieurs fois de mari, mais qui n'a pas encore rencontré l'Époux, dont elle a soif. Et l'Époux, source d'eau vive, la rencontre au puits. Jésus commence le dialogue avec elle : Sa soif est étanchée lorsque la femme a soif de l'eau qu'Il a soif de donner. Les Paroles de Jésus sont une allusion polie à ses déceptions amoureuses : l'intention n'est pas de dénoncer, mais de mettre en évidence une soif que rien ne peut étancher, si ce n'est le don que Jésus veut lui faire. La femme reconnaît alors en Jésus un prophète et Lui demande comment rencontrer Dieu, l'Époux, où l'adorer. Jésus lui annonce que l'heure est venue, et que c'est "maintenant". C'est l'heure où le Messie est présent - c'est Lui qui lui parle - et où la nouvelle adoration du Père commence avec Lui, en Esprit et en vérité. La femme, ayant reçu la révélation de Jésus, abandonne puits et cruche, pour courir en ville annoncer sa découverte. Pendant ce temps, les disciples qui étaient partis acheter de la nourriture arrivent ; Jésus leur parle de Sa nourriture de fils, qui est l'amour du Père à apporter aux frères. La moisson abondante de Samaritains qui affluent vers Lui, est le fruit de Sa mission, Car les foules sortent de la ville pour aller au puits et trouver le cadeau. Elles puisent à la source d'eau vive et croient en Lui, Sauveur du monde.
Première lecture
RispondiElimina« Donne-nous de l’eau à boire » (Ex 17, 3-7)
Lecture du livre de l’Exode
En ces jours-là,
dans le désert, le peuple, manquant d’eau,
souffrit de la soif.
Il récrimina contre Moïse et dit :
« Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ?
Était-ce pour nous faire mourir de soif
avec nos fils et nos troupeaux ? »
Moïse cria vers le Seigneur :
« Que vais-je faire de ce peuple ?
Encore un peu, et ils me lapideront ! »
Le Seigneur dit à Moïse :
« Passe devant le peuple,
emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël,
prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil,
et va !
Moi, je serai là, devant toi,
sur le rocher du mont Horeb.
Tu frapperas le rocher,
il en sortira de l’eau,
et le peuple boira ! »
Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.
Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve)
et Mériba (c’est-à-dire : Querelle),
parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur,
et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant :
« Le Seigneur est-il au milieu de nous,
oui ou non ? »
– Parole du Seigneur.
Psaume
(Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)
R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur ! (cf. Ps 94, 8a.7d)
Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.
Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »
Deuxième lecture
« L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 1-2.5-8)
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains
Frères,
nous qui sommes devenus justes par la foi,
nous voici en paix avec Dieu
par notre Seigneur Jésus Christ,
lui qui nous a donné, par la foi,
l’accès à cette grâce
dans laquelle nous sommes établis ;
et nous mettons notre fierté
dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.
Et l’espérance ne déçoit pas,
puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs
par l’Esprit Saint qui nous a été donné.
Alors que nous n’étions encore capables de rien,
le Christ, au temps fixé par Dieu,
est mort pour les impies que nous étions.
Accepter de mourir pour un homme juste,
c’est déjà difficile ;
peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien.
Or, la preuve que Dieu nous aime,
c’est que le Christ est mort pour nous,
alors que nous étions encore pécheurs.
– Parole du Seigneur.
EliminaÉvangile
« Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-42)
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.
Tu es vraiment le Sauveur du monde, Seigneur !
Donne-moi de l’eau vive :
que je n’aie plus soif.
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur. (cf. Jn 4, 42.15)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,
près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
Là se trouvait le puits de Jacob.
Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.
C’était la sixième heure, environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.
Jésus lui dit :
« Donne-moi à boire. »
– En effet, ses disciples étaient partis à la ville
pour acheter des provisions.
La Samaritaine lui dit :
« Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,
à moi, une Samaritaine ? »
– En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
Jésus lui répondit :
« Si tu savais le don de Dieu
et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,
c’est toi qui lui aurais demandé,
et il t’aurait donné de l’eau vive. »
Elle lui dit :
« Seigneur, tu n’as rien pour puiser,
et le puits est profond.
D’où as-tu donc cette eau vive ?
Serais-tu plus grand que notre père Jacob
qui nous a donné ce puits,
et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
Jésus lui répondit :
« Quiconque boit de cette eau
aura de nouveau soif ;
mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai
n’aura plus jamais soif ;
et l’eau que je lui donnerai
deviendra en lui une source d’eau
jaillissant pour la vie éternelle. »
La femme lui dit :
« Seigneur, donne-moi de cette eau,
que je n’aie plus soif,
et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »
Jésus lui dit :
« Va, appelle ton mari, et reviens. »
La femme répliqua :
« Je n’ai pas de mari. »
Jésus reprit :
« Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari :
des maris, tu en a eu cinq,
et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ;
là, tu dis vrai. »
La femme lui dit :
« Seigneur, je vois que tu es un prophète !...
Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,
et vous, les Juifs, vous dites
que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
Jésus lui dit :
« Femme, crois-moi :
l’heure vient
où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem
pour adorer le Père.
Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;
nous, nous adorons ce que nous connaissons,
car le salut vient des Juifs.
Mais l’heure vient – et c’est maintenant –
où les vrais adorateurs
adoreront le Père en esprit et vérité :
tels sont les adorateurs que recherche le Père.
Dieu est esprit,
et ceux qui l’adorent,
c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
La femme lui dit :
« Je sais qu’il vient, le Messie,
celui qu’on appelle Christ.
Quand il viendra,
c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
Jésus lui dit :
« Je le suis,
moi qui te parle. »
À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ;
ils étaient surpris de le voir parler avec une femme.
Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? »
ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »
La femme, laissant là sa cruche,
revint à la ville et dit aux gens :
« Venez voir un homme
qui m’a dit tout ce que j’ai fait.
Ne serait-il pas le Christ ? »
Ils sortirent de la ville,
et ils se dirigeaient vers lui.
Entre-temps, les disciples l’appelaient :
Elimina« Rabbi, viens manger. »
Mais il répondit :
« Pour moi, j’ai de quoi manger :
c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »
Les disciples se disaient entre eux :
« Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »
Jésus leur dit :
« Ma nourriture,
c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé
et d’accomplir son œuvre.
Ne dites-vous pas :
‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ?
Et moi, je vous dis :
Levez les yeux
et regardez les champs déjà dorés pour la moisson.
Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire :
il récolte du fruit pour la vie éternelle,
si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.
Il est bien vrai, le dicton :
‘L’un sème, l’autre moissonne.’
Je vous ai envoyés moissonner
ce qui ne vous a coûté aucun effort ;
d’autres ont fait l’effort,
et vous en avez bénéficié. »
Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus,
à cause de la parole de la femme
qui rendait ce témoignage :
« Il m’a dit tout ce que j’ai fait. »
Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,
ils l’invitèrent à demeurer chez eux.
Il y demeura deux jours.
Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire
à cause de sa parole à lui,
et ils disaient à la femme :
« Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit
que nous croyons :
nous-mêmes, nous l’avons entendu,
et nous savons que c’est vraiment lui
le Sauveur du monde. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
PAROLES DES PAPES
RispondiEliminaBENOÎT XVI
ANGÉLUS 27 mars 2011
Ce 3ème dimanche de carême est caractérisé par le célèbre dialogue de Jésus avec la Samaritaine, raconté par l'évangéliste Jean. Cette femme se rendait chaque jour à un ancien puits remontant au patriarche Jacob pour y puiser de l'eau, et ce jour-là, elle y trouva Jésus, assis, « fatigué par la marche » (Jn 4, 6). Saint Augustin commente : « Ce n'est pas pour rien que Jésus se fatigue... La force du Christ t'a créé, la faiblesse du Christ t'a recréé... Par sa force il nous a créé, par sa faiblesse il est venu nous chercher... » (In Ioh. Ev., 15, 2). La fatigue de Jésus, signe de son humanité véritable, peut être vue comme un prélude de la passion, par laquelle il a mené à son accomplissement l'œuvre de notre rédemption. En particulier, dans la rencontre avec la Samaritaine au puits, apparaît le thème de la « soif » du Christ, qui culmine dans le cri sur la croix : « J'ai soif » (Jn 19, 28). Cette soif, comme la fatigue, a certainement une base physique. Mais Jésus, comme le dit encore Augustin, « avait soif de la foi de cette femme » (In Ioh. Ev. 15, 11), comme de la foi de nous tous. Dieu le Père l'a envoyé pour assouvir notre soif de vie éternelle, en nous donnant son amour, mais pour nous faire ce don, Jésus demande notre foi. La toute puissance de l'Amour respecte toujours la liberté de l'homme ; elle frappe à son cœur et attend patiemment sa réponse.
Dans la rencontre avec la Samaritaine, on distingue le symbole de l'eau au premier plan, qui fait clairement allusion au sacrement du baptême, source d'une vie nouvelle pour la foi dans la Grâce de Dieu. Cet Évangile, en effet, — comme je l'ai rappelé dans la catéchèse du mercredi des Cendres —, fait partie de l'ancien itinéraire de préparation des catéchumènes à l'initiation chrétienne qui se déroulait pendant la grande veillée de la nuit de Pâques. « Qui boira de l'eau que je lui donnerai - dit Jésus — n'aura plus jamais soif. L'eau que je lui donnerai deviendra en lui source d'eau jaillissant en vie éternelle » (Jn 4, 14). Cette eau représente l'Esprit Saint, le « don » par excellence que Jésus est venu apporter de la part de Dieu le Père. Qui renaît de l'eau et de l'Esprit Saint, c'est-à-dire dans le Baptême, entre dans une relation réelle avec Dieu, une relation filiale, et peut l'adorer « en esprit et en vérité » (Jn 4, 23.24), comme le révèle encore Jésus à la Samaritaine. Grâce à la rencontre avec Jésus Christ et au don de l'Esprit Saint, la foi de l'homme atteint son accomplissement, comme réponse à la plénitude de la révélation de Dieu.
Chacun de nous peut s'identifier à la Samaritaine : Jésus nous attend, spécialement en ce temps de carême, pour parler à notre, à mon cœur. Arrêtons-nous un moment en silence, dans notre chambre, ou dans une église, ou dans un lieu isolé. Écoutons sa voix qui nous dit : « Si tu savais le don de Dieu... ». Que la Vierge Marie nous aide à ne pas manquer ce rendez-vous dont dépend notre bonheur véritable.
En ce dimanche, chers pèlerins francophones, Jésus se présente à nous comme un mendiant : « Donne-moi à boire ! ». Prenons le temps d'écouter son appel. Saurons-nous, comme la Samaritaine, Le reconnaître comme l'unique source de vie qui répond à la quête profonde de l'homme ? Oui, seule l'eau qu'Il donne peut étancher notre soif de bien, de vérité, de beauté ! Laissons de côté l'idolâtrie du bien-être matériel et de l'éphémère qui laisse le cœur inquiet et vide. Soyons attentifs et accueillants aux besoins des autres pour partager avec eux. Chers amis, en donnant plus de temps à la prière, puissions-nous être des adorateurs en esprit et en vérité et des témoins joyeux du Dieu vivant ! Avec ma Bénédiction pour vous et pour vos familles !
PAPE FRANÇOIS ANGÉLUS 15 mars 2020
Elimina...Le passage évangélique de ce troisième dimanche de Carême, présente la rencontre de Jésus avec une femme samaritaine (cf. Jn 4,5-42). Il est en route avec ses disciples et ils s’arrêtent près d'un puits, en Samarie. Les Samaritains étaient considérés par les juifs comme des hérétiques et ils étaient très méprisés, comme des citoyens de seconde classe. Jésus est fatigué, il a soif. Une femme arrive, pour prendre de l’eau et il lui demande: « Donne-moi à boire » (v. 7). Ainsi, brisant toute barrière, il commence un dialogue dans lequel il révèle à cette femme le mystère de l’eau vive, c’est-à-dire de l’Esprit Saint, don de Dieu. En effet, à la réaction de surprise de la femme, Jésus répond: «Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: 'Donne-moi à boire!', tu lui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive « (v. 10).
Au centre de ce dialogue il y a l’eau. D’une part, l’eau en tant qu’élément essentiel pour vivre, qui satisfait la soif du corps et soutient la vie. De l’autre, l’eau comme symbole de la grâce divine, qui donne la vie éternelle. Dans la tradition biblique, Dieu est la source d’eau vive — ce que disent les psaumes, les prophètes — : s’éloigner de Dieu, source d'eau vive, et de sa Loi comporte la pire des sécheresses. C’est l’expérience du peuple d’Israël dans le désert. Sur le long chemin vers la liberté, celui-ci, brûlé par la soif, proteste contre Moïse et contre Dieu parce qu’il n’y a pas d’eau. Alors, par la volonté de Dieu, Moïse fait jaillir l’eau d’un rocher, comme signe de la providence de Dieu qui accompagne son peuple et lui donne la vie ( Ex 17, 17-7)
Et l’apôtre Paul interprète ce rocher comme un symbole du Christ. Il dira ainsi: «t ce rocher, c'est le Christ» (cf. 1 Co 10, 4). C'est la figure mystérieuse de sa présence au milieu du peuple de Dieu en marche. En effet, le Christ est le Temple duquel, selon la vision des prophètes, jaillit l’Esprit Saint, c'est-à-dire l'eau vive qui purifie et donne la vie. Celui qui a soif de salut peut puiser gratuitement à Jésus, et l’Esprit Saint deviendra en lui ou en elle une source de vie pleine et éternelle. La promesse de l’eau vive que Jésus a faite à la Samaritaine est devenue réalité dans sa Pâque: «du sang et de l’eau» ont jailli de son côté transpercé (Jn 19, 34). Le Christ, Agneau immolé et ressuscité, est la source d’où jaillit l’Esprit Saint, qui remet les péchés et régénère à une vie nouvelle.
Ce don est également la source du témoignage. Comme la Samaritaine, quiconque rencontre Jésus vivant ressent le besoin de le raconter aux autres, afin que tous en arrivent à confesser que Jésus « est vraiment le sauveur du monde » (Jn 4, 42), comme l’ont dit ensuite les concitoyens de cette femme. Nous aussi, engendrés à une vie nouvelle à travers le baptême, sommes appelés à témoigner de la vie et de l’espérance qui sont en nous. Si notre recherche et notre soif trouvent leur pleine satisfaction dans le Christ, nous montrerons que le salut ne réside pas dans les « choses » de ce monde, qui à la fin produisent de la sécheresse, mais dans Celui qui nous a aimés et qui nous aime toujours: Jésus notre Sauveur, dans l’eau vive qu’Il nous offre.
Que la Très Sainte Vierge Marie nous aide à cultiver le désir du Christ, source d’eau vive, le seul qui puisse étancher la soif de vie et d’amour que nous portons dans nos cœurs.
....Merci beaucoup pour tous les efforts que chacun de vous accomplit pour apporter son aide dans ce moment si dur. Que le Seigneur vous bénisse, que la Vierge vous protège; et s'il vous plaît n'oubliez pas de prier pour moi. Bon dimanche et bon déjeuner! Merci.
FAUSTI - "Si tu connaissais le don de Dieu". C'est ce que dit Jésus à la Samaritaine. Il lui demande : "Donne-moi à boire" ,
RispondiEliminade sorte qu'elle lui demande elle-même . "Donne-moi cette eau". C'est l'eau vive, l'amour du Père et du Fils, que Jésus a soif de donner à chacun de ses frères et sœurs.
Après le prologue, où l'on fait l'éloge de la Parole (Jn 1,1-18), le protagoniste de fond du discours évangélique est l'eau, à l'origine de la vie.
Mais il y a eau et eau, ainsi que vie et vie. Il y a en effet de l'eau stagnante, morte, et de l'eau animée par le souffle de l'amour qui jaillit en vie éternelle.
Au chapitre 1, il y a l'eau du baptême de Jean et l'eau du baptême de Jésus dans l'Esprit ;
au chapitre 2, l'eau de purification et le beau vin ;
au chapitre 3, la naissance par l'eau et la naissance par l'Esprit ;
au chapitre 4, nous voyons Jésus et la femme parler de la soif et de l'eau ;
au ch. 5, à la piscine de Bethzatha, nous avons la guérison d'une personne parmi la multitude de personnes "séchées". Nous sommes dans l'attente de l'eau prodigieuse qui reviendra sur la scène au ch. 7, après le don du Pain (ch. 6).
Avec l'eau, il est aussi question d'eau et de feu, ainsi que d'Esprit et de lumière.
Qu'est-ce que l'homme, sinon de la terre mélangée à l'eau et vivifiée par le souffle de Dieu, qui l'a voulu semblable à lui, participant à Sa joie ?
Quelle est la soif de l'homme si ce n'est le bonheur et la plénitude d'être avec Celui dont il est l'autre partie ?
La rencontre entre Jésus et la femme a lieu dans la solitude. Que Jésus lui parle suscite l'étonnement chez elle, comme chez les disciples. On va au puits aux heures fraîches de l'aube et du crépuscule.
Pourquoi cette femme vient-elle à midi, alors qu'elle est sûre de ne pas rencontrer d'autres femmes ? Quelle eau désire-t-elle à l'heure de la chaleur et de la soif ?
La question que Jésus lui pose semble étrange à la Samaritaine. Cela ressemble aux avances de quelqu'un qui veut s'approcher d'elle. Elle a bien compris. Il s'agit bien du début d'une rencontre .
Fatigué et abandonné au puits, Il manifeste Sa propre faiblesse. Il a soif Lui aussi, comme la femme qui vient puiser.
Au-delà du puits à l'eau matérielle, il y a celui de la loi, dont l'eau est la Parole de vie. Mais il y a aussi ce puits profond qu'est la femme et son cœur, qui renvoie à son tour à un mystère encore plus abyssal, d'où jaillit toute existence.
La scène est une rencontre entre l'homme et la femme : deux désirs se tiennent à la source, chacun étant soif pour l'autre et eau pour l'autre. Les figures et les symboles qui entrent en jeu sont évocateurs et éloquents en eux-mêmes : la soif et l'eau, l'homme et la femme, l'Époux et les différents maris, le temple en Esprit et en vérité et les différents temples, la nourriture et la volonté de Dieu, le travail des semailles et la joie de la moisson.
Ce sont des réalités fondamentales que tout le monde connaît et sur lesquelles il y a un malentendu.
En effet, chacun en a une expérience personnelle limitée, différente de celle de l'autre.
L'histoire est une histoire d'amour, un dialogue dans lequel Jésus veut amener la femme à connaître Son don. L'Époux est en voyage, il vient de loin, à la recherche de l'épouse.
Celle-ci, enfin, qui L'avait abandonné au crépuscule du premier jour, Le retrouve à midi, à la sixième heure, "l'heure" où tout est accompli.
-->Le récit est un dialogue entre la Parole et l'auditeur, représenté par la femme, qui a changé plusieurs fois de mari, mais qui n'a pas encore rencontré l'Époux, dont elle a soif. Et l'Époux, source d'eau vive, la rencontre au puits. Jésus commence le dialogue avec elle : Sa soif est étanchée lorsque la femme a soif de l'eau qu'Il a soif de donner. Les Paroles de Jésus sont une allusion polie à ses déceptions amoureuses : l'intention n'est pas de dénoncer, mais de mettre en évidence une soif que rien ne peut étancher, si ce n'est le don que Jésus veut lui faire. La femme reconnaît alors en Jésus un prophète et Lui demande comment rencontrer Dieu, l'Époux, où l'adorer.
EliminaJésus lui annonce que l'heure est venue, et que c'est "maintenant". C'est l'heure où le Messie est présent - c'est Lui qui lui parle - et où la nouvelle adoration du Père commence avec Lui, en Esprit et en vérité.
La femme, ayant reçu la révélation de Jésus, abandonne puits et cruche, pour courir en ville annoncer sa découverte. Pendant ce temps, les disciples qui étaient partis acheter de la nourriture arrivent ; Jésus leur parle de Sa nourriture de fils, qui est l'amour du Père à apporter aux frères. La moisson abondante de Samaritains qui affluent vers Lui, est le fruit de Sa mission, Car les foules sortent de la ville pour aller au puits et trouver le cadeau. Elles puisent à la source d'eau vive et croient en Lui, Sauveur du monde.