Ainsi parle le Seigneur : Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi.
Psaume 112(111) Lumière des cœurs droits, il s'est levé dans les ténèbres, homme de justice, de tendresse et de pitié. L'homme de bien a pitié, il partage ; il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ; toujours on fera mémoire du juste. Il ne craint pas l'annonce d'un malheur : le cœur ferme, il s'appuie sur le Seigneur.
Son cœur est confiant, il ne craint pas. à pleines mains, il donne au pauvre ; à jamais se maintiendra sa justice, sa puissance grandira, et sa gloire !
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 2,1-5.
Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse. Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié. Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous. Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,13-16. En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »
PAROLES DES PAPES DISCOURS DU PAPE JEAN PAUL II LORS DE SA RENCONTRE AVEC LES JEUNES Dimanche 5 mai 2002
Très chers jeunes,
1. "Vous êtes le sel de la terre... Vous êtes la lumière du monde" (Mt 5, 13-14). Ces paroles de Jésus, comme vous le savez, constituent le thème de la prochaine Journée mondiale de la Jeunesse. C'est ainsi que le Maître divin s'adressa à ses disciples sur les rives du Lac de Galilée, il y a deux mille ans. C'est ainsi qu'il parlera de nouveau à des milliers de jeunes chrétiens du monde entier, l'été prochain, à Toronto. Ces mêmes paroles retentissent aujourd'hui ici, sur les rives de la mer Tyrrhénienne, alors que se termine ma brève, mais intense visite sur votre belle île. Elles retentissent pour vous, chers jeunes d'Ischia. C'est pour moi une grande joie de me faire l'écho de la voix du Christ, qui vous invite à écouter, à réfléchir, à agir. Seule la Parole du Christ peut véritablement illuminer vos pas. Je vous salue avec une grande affection très chers jeunes amis. Tous et chacun en particulier. Je remercie votre Evêque, qui vous a présentés comme des "veilleurs du matin". Je remercie vos représentants, qui ont parlé au nom de toute la jeunesse d'Ischia. Je vous remercie de votre accueil chaleureux, dans lequel s'exprime bien l'enthousiasme de la jeunesse et le "génie" de votre terre.
2. "Vous êtes le sel de la terre" (Mt 5, 13).
Chers jeunes garçons et jeunes filles, il n'est pas difficile de comprendre cette première image utilisée par Jésus: le sel. Il s'agit d'une image très significative. Lorsqu'il n'existait pas de moyens pour assurer une longue con-servation aux aliments, le sel n'avait pas seulement la fonction de donner de la saveur, mais il était souvent indispensable pour garantir la possibilité d'accéder à la nourriture. En disant "vous êtes le sel de la terre", le Rédemp-teur confiait à ses disciples une double mission: donner de la saveur à la vie, en montrant son sens révélé en Lui, et permettre à tous l'accès à la nourriture qui vient d'en-Haut. C'est ce double sens que je voudrais aujourd'hui vous confier à vous aussi. Jeunes d'Ischia, soyez le sel de la terre, qui donne sa saveur et sa beauté à la vie. Montrez à travers des gestes concrets et la force des mots qu'il vaut la peine de vivre et de vivre ensemble l'amour que Jésus est venu nous révéler et nous donner. N'est-ce pas l'amour du Christ, vainqueur du mal et de la mort, qui nous a transformés? Faites en sorte que le plus grand nombre possible de jeunes connaisse cette même expérience. Soyez le sel qui permet à la nourriture du Ciel d'être distribuée à tous, de façon à ce que les plus distraits et les plus éloignés, grâce à votre enthousiasme, à votre passion, à votre engagement humble et persévérant, se sentent appelés à croire en Dieu et à l'aimer dans leur prochain.
3. "Vous êtes la lumière du monde" (Mt 5, 14).
Voilà l'autre message de Jésus à ses disciples. La lumière a la caractéristique de dissiper les ténèbres, de réchauffer ce qu'elle atteint, d'en exalter les formes. Elle accomplit tout cela d'une manière extrêmement rapide. Etre la lumière du monde signifie alors pour les chrétiens, et en particulier pour les jeunes chrétiens, diffuser partout la lumière qui vient d'en-Haut. Cela signifie combattre l'obscurité, aussi bien celle qui est due à la résistance du mal et du péché, que celle causée par l'ignorance ou les préjugés.
Jeunes d'Ischia, soyez les rayons de la lumière du Christ. C'est Lui qui est la "lumière du monde (Jn 8, 12)! Diffusez cette lumière dans tous les milieux, en particulier là où Jésus n'est pas connu ou aimé, et même là où il est rejeté. A travers votre vie, faites comprendre que la lumière qui vient d'en-Haut ne détruit pas ce qui est humain; mais au contraire qu'elle l'exalte, comme le soleil qui, grâce à sa splendeur, met en évidence les formes et les couleurs. Dieu n'est pas le concurrent de l'homme, mais l'ami véritable, son allié le plus fidèle. Ce message doit être transmis à la vitesse de la lumière! Ne perdez pas de temps: votre jeunesse est trop précieuse pour être gâchée, ne serait-ce que de façon minime. Dieu a besoin de vous et il vous appelle chacun par votre nom.
4. Que de cette île, riche de soleil et de beautés naturelles, couverte de verdure et plongée dans les eaux merveilleuses du "mare nostrum", parvienne à tous les jeunes - à commencer par les nombreux jeunes qui viennent la visiter - un message de lumière et d'espérance. Chers jeunes garçons et jeunes filles, avec vos parents, vos pasteurs, vos éducateurs, vos catéchistes, vos amis, soyez "sel et lumière" pour ceux que le Seigneur mettra sur votre route.
Que la Très Sainte Vierge Marie, "Etoile de la mer" vous guide, Elle qui oriente les navigateurs sur la grande mer de la vie vers le port sûr, resplendissant comme une étoile lumineuse également aux heures les plus sombres. Que les saints Patrons soient un exemple pour vous, en particulier sainte Restituta et saint Giovan Giuseppe della Croce. Qu'aucun trouble, qu'aucune peur, qu'aucun péché ne vous séparent de l'amour de Dieu. Jésus est la lumière qui vainc les ténèbres; le sel qui donne la saveur à vos vertes années et à l'existence tout entière. C'est Lui qui vous conserve dans la beauté et dans la fidélité à Dieu, son Père et le nôtre.
A bientôt à Toronto, où j'espère que certains d'entre vous viendront: avec les jeunes de votre âge de tous les continents, nous offrirons au monde un message d'espérance. Votre Evêque, au début, vous a présentés comme des "veilleurs du matin". Oui, chers jeunes amis, soyez les veilleurs intrépides de l'Evangile, qui attendent et qui préparent l'avent du Jour nouveau qui est le Christ Seigneur. Certains pourraient penser que les jeunes d'Ischia et les jeunes d'Italie sont très riches. Mais je sais qu'il s'agit ici d'une autre économie. C'est l'économie évangélique des pauvres d'esprit. Je souhaite que la prochaine Journée mondiale de la Jeunesse soit l'expression de la maturité évangélique de tous les jeunes du monde et, de façon particulière, des jeunes d'Italie et des jeunes de votre belle île.
Alors courage! Courage et espérance. Loué soit Jésus-Christ.
BENOÎT XVI ANGÉLUS 6 février 2011 Dans l'Évangile de ce dimanche, le Seigneur Jésus dit à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre... Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 13.14). Grâce à ces images riches de signification, Il veut leur transmettre le sens de leur mission et de leur témoignage. Le sel, dans la culture du Moyen-Orient, évoque différentes valeurs telles que l'alliance, la solidarité, la vie et la sagesse. La lumière est la première œuvre de Dieu Créateur, et elle est source de vie ; la Parole de Dieu elle-même est comparée à la lumière, comme le proclame le psalmiste : « Ta Parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route » (Ps 119, 105). Et, toujours dans la liturgie d'aujourd'hui, le prophète Isaïe dit : « Si tu te prives pour l'affamé et si tu rassasies l'opprimé, ta lumière se lèvera dans les ténèbres, et l'obscurité sera pour toi comme le milieu du jour » (58, 10). La sagesse résume en elle les effets bienfaisants du sel et de la lumière: en effet, les disciples du Seigneur sont appelés à donner une « saveur » nouvelle au monde, et à le préserver de la corruption, avec la sagesse de Dieu, qui resplendit pleinement sur le visage de son Fils, parce que Lui est la « lumière véritable qui éclaire tout homme » (Jn 1, 9). Unis à Lui, les chrétiens peuvent diffuser au milieu des ténèbres de l'indifférence et de l'égoïsme, la lumière de l'amour de Dieu, vraie sagesse qui donne du sens à l'existence, et à l'action des hommes.
Le 11 février prochain, mémoire de la Bienheureuse Vierge de Lourdes, nous célébrerons la Journée mondiale du malade. Elle est une occasion propice pour réfléchir, pour prier et pour accroître la sensibilité des communautés ecclésiales et de la société civile, envers nos frères et sœurs malades. Dans mon Message pour cette Journée, inspiré par une expression de la Première lettre de Pierre : « Par ses blessures vous avez été guéris » (2, 24), je vous invite tous à contempler Jésus, le Fils de Dieu, qui a souffert, est mort, mais est ressuscité. Dieu s'oppose radicalement à la tyrannie du mal. Le Seigneur prend soin de l'homme en toute situation, partage sa souffrance, et ouvre son cœur à l'espérance. C'est pourquoi j'exhorte tous les professionnels de la santé à reconnaître dans le malade non seulement un corps marqué par la fragilité, mais avant tout une personne, à laquelle donner toute sa solidarité et offrir des réponses adéquates et compétentes. Dans ce contexte, je rappelle en outre que l’on célèbre aujourd'hui en Italie « la Journée pour la vie ». Je souhaite que tous s'engagent pour faire croître la culture de la vie, pour placer au centre de toute chose, en toute circonstance, la valeur de l'être humain. Selon la foi et la raison, on ne peut réduire la dignité de la personne à ses facultés ou aux capacités qu'elle peut manifester, et par conséquent, celle-ci est toujours présente lorsque la personne elle-même est faible, invalide et a besoin d'aide.
Chers frères et sœurs, invoquons l'intercession maternelle de la Vierge Marie, afin que les parents, les grands-parents, les enseignants, les prêtres et ceux qui sont engagés dans l'éducation puissent former les jeunes générations à la sagesse du cœur, afin qu'elles atteignent la plénitude de la vie.
ANGÉLUS 9 février 2020 Chers frères et sœurs, bonjour!
Dans l’Evangile d’aujourd’hui (cf. Mt 5, 13-16), Jésus dit à ses disciples: «Vous êtes le sel de la terre […]. Vous êtes la lumière du monde» (vv. 13.14). Il utilise un langage symbolique pour indiquer à ceux qui veulent le suivre quelques critères pour vivre leur présence et leur témoignage dans le monde.
Première image: le sel. Le sel est l’élément qui donne du goût et qui conserve et préserve les aliments de la corruption. Le disciple est donc appelé à garder éloignés de la société, les dangers, les germes corrosifs qui polluent la vie des personnes. Il s’agit de résister à la dégradation morale, au péché, en témoignant des valeurs de l’honnêteté et de la fraternité, sans céder aux séductions mondaines de l’arrivisme, du pouvoir, de la richesse. Le disciple est «sel» quand, malgré les échecs quotidiens — parce que nous en avons tous —, il se relève de la poussière de ses erreurs, en recommençant avec courage et patience, chaque jour, à chercher le dialogue et la rencontre avec les autres. Le disciple est «sel» quand il ne recherche pas le consensus et les applaudissements, mais qu’il s’efforce d’être une présence humble, constructive, dans la fidélité aux enseignements de Jésus qui est venu dans le monde non pas pour être servi, mais pour servir. Et l’on a tant besoin de cette attitude!
La deuxième image que Jésus propose à ses disciples est celle de la lumière: «Vous êtes la lumière du monde». La lumière disperse l’obscurité et permet de voir. Jésus est la lumière qui a dissipé les ténèbres, mais elles subsistent encore dans le monde et dans les personnes individuelles. C’est la tâche du chrétien de les disperser en faisant resplendir la lumière du Christ et en annonçant son Evangile. Il s’agit d’un rayonnement qui peut également dériver de nos paroles, mais qui doit surtout jaillir de nos «bonnes œuvres» (v. 16). Un disciple et une communauté chrétienne sont lumière dans le monde quand ils orientent les autres vers Dieu, en aidant chacun à faire l’expérience de sa bonté et de sa miséricorde. Le disciple de Jésus est lumière quand il sait vivre sa foi en-dehors des espaces restreints, quand il contribue à éliminer les préjugés, à éliminer les calomnies et à faire entrer la lumière de la vérité dans les situations viciées par l’hypocrisie et le mensonge. Faire la lumière. Mais ce n’est pas ma lumière, c’est la lumière de Jésus: nous sommes instruments pour que la lumière de Jésus parvienne à tous.
Jésus nous invite à ne pas avoir peur de vivre dans le monde, même si l’on y rencontre parfois des conditions de conflit et de péché. Face à la violence, à l’injustice, à l’oppression, le chrétien ne peut pas se refermer sur lui-même ni se cacher dans la sécurité de son enclos; l’Eglise ne peut pas elle non plus se refermer sur elle-même, elle ne peut pas abandonner sa mission d’évangélisation et de service. Jésus, lors de la Dernière Cène, a demandé au Père de ne pas enlever les disciples du monde, de les laisser là, dans le monde, mais de les protéger de l’esprit du monde. L’Eglise se prodigue avec générosité et avec tendresse pour les petits et pour les pauvres: ce n’est pas l’esprit du monde, c’est sa lumière, c’est son sel. L’Eglise écoute le cri des derniers et des exclus, parce qu’elle est consciente d’être une communauté en pèlerinage appelée à prolonger dans l’histoire la présence salvifique de Jésus Christ.
Que la Vierge Marie nous aide à être sel et lumière au milieu des personnes, en apportant à tous, à travers notre vie et notre parole, la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu.
FAUSTI - "Vous êtes le sel de la terre" Le sel donne saveur et préserve de la corruption ; c'est aussi un symbole de sagesse, d'amitié et de volonté de sacrifice. La Communauté est sel quand elle a le parfum des béatitudes. Notre identité est "le sel de la terre". Elle donne un sens non seulement à notre existence personnelle, mais aussi à celle de chaque homme. La vie filiale et fraternelle est goût de la vie elle-même. Si l'on n'est pas fils et frère de quelqu'un, on n 'est tout simplement pas. Il est facile de perdre le goût du Christ, qui est savoir donner la vie dans l'amour et l'humilité. La sagesse du monde n'est pas la sagesse de la croix. En chacun de nous, il y a une grande lutte entre la sagesse de l'amour et la sagesse de l'égoïsme. Le disciple qui n'a pas le goût du Christ ne vaut rien, et n'est utile à personne. "Vous êtes la lumière" Celui qui connaît le Christ est lumière. L'identité est la valeur. La lumière est le principe de la création. Jésus est vu par Matthieu comme le lever d'une grande Lumière sur tous ceux qui habitent dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort (4:12-17). En Lui, nous sommes éclairés, nous venons à la lumière de notre réalité, nous naissons comme des enfants. Et celui qui est éclairé, à son tour, éclaire les autres. "Du monde" Ce qui donne saveur à la terre, éclaire le monde, en fait voir sa beauté. La Communauté est une Cité, la Cité Sainte, le lieu où les relations sont vécues de manière divine et céleste, et non diabolique et infernale. La Cité Sainte est au sommet des montagnes, comme le Temple du Seigneur (Is 2,2). Tout le monde le voit et dit : "Venez, montons à la montagne du Seigneur, pour qu'il nous montre ses voies et que nous marchions dans ses sentiers. (Is 2:3). Nous devons rechercher non pas la relevance, mais l'identité. L'identité ne peut pas rester cachée, même si elle ne fait rien pour être vue. Le sel ne peut que saler, et la lumière ne peut pas éclairer. Le problème n'est pas de saler ou d'éclairer, mais d'être sel et lumière. Personne ne donne ce qu'il n'a pas : ce que vous êtes parle plus fort que ce que vous dites.
Livre d'Isaïe 58,7-10.
RispondiEliminaAinsi parle le Seigneur :
Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abri,
couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable.
Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite.
Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche.
Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. »
Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,
si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux,
ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi.
Psaume 112(111)
Lumière des cœurs droits, il s'est levé dans les ténèbres,
homme de justice, de tendresse et de pitié.
L'homme de bien a pitié, il partage ;
il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ;
toujours on fera mémoire du juste.
Il ne craint pas l'annonce d'un malheur :
le cœur ferme, il s'appuie sur le Seigneur.
Son cœur est confiant, il ne craint pas.
à pleines mains, il donne au pauvre ;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 2,1-5.
Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de
Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse.
Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus Christ, ce Messie crucifié.
Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous.
Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse
qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient,
pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
Évangile de Jésus-Christ
selon saint Matthieu 5,13-16.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre.
Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ?
Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire,
et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »
PAROLES DES PAPES
RispondiEliminaDISCOURS DU PAPE JEAN PAUL II
LORS DE SA RENCONTRE AVEC LES JEUNES
Dimanche 5 mai 2002
Très chers jeunes,
1. "Vous êtes le sel de la terre... Vous êtes la lumière du monde" (Mt 5, 13-14). Ces paroles de Jésus, comme vous le savez, constituent le thème de la prochaine Journée mondiale de la Jeunesse. C'est ainsi que le Maître divin s'adressa à ses disciples sur les rives du Lac de Galilée, il y a deux mille ans. C'est ainsi qu'il parlera de nouveau à des milliers de jeunes chrétiens du monde entier, l'été prochain, à Toronto. Ces mêmes paroles retentissent aujourd'hui ici, sur les rives de la mer Tyrrhénienne, alors que se termine ma brève, mais intense visite sur votre belle île. Elles retentissent pour vous, chers jeunes d'Ischia. C'est pour moi une grande joie de me faire l'écho de la voix du Christ, qui vous invite à écouter, à réfléchir, à agir. Seule la Parole du Christ peut véritablement illuminer vos pas. Je vous salue avec une grande affection très chers jeunes amis. Tous et chacun en particulier. Je remercie votre Evêque, qui vous a présentés comme des "veilleurs du matin". Je remercie vos représentants, qui ont parlé au nom de toute la jeunesse d'Ischia. Je vous remercie de votre accueil chaleureux, dans lequel s'exprime bien l'enthousiasme de la jeunesse et le "génie" de votre terre.
2. "Vous êtes le sel de la terre" (Mt 5, 13).
Chers jeunes garçons et jeunes filles, il n'est pas difficile de comprendre cette première image utilisée par Jésus: le sel. Il s'agit d'une image très significative. Lorsqu'il n'existait pas de moyens pour assurer une longue con-servation aux aliments, le sel n'avait pas seulement la fonction de donner de la saveur, mais il était souvent indispensable pour garantir la possibilité d'accéder à la nourriture. En disant "vous êtes le sel de la terre", le Rédemp-teur confiait à ses disciples une double mission: donner de la saveur à la vie, en montrant son sens révélé en Lui, et permettre à tous l'accès à la nourriture qui vient d'en-Haut. C'est ce double sens que je voudrais aujourd'hui vous confier à vous aussi. Jeunes d'Ischia, soyez le sel de la terre, qui donne sa saveur et sa beauté à la vie. Montrez à travers des gestes concrets et la force des mots qu'il vaut la peine de vivre et de vivre ensemble l'amour que Jésus est venu nous révéler et nous donner. N'est-ce pas l'amour du Christ, vainqueur du mal et de la mort, qui nous a transformés? Faites en sorte que le plus grand nombre possible de jeunes connaisse cette même expérience. Soyez le sel qui permet à la nourriture du Ciel d'être distribuée à tous, de façon à ce que les plus distraits et les plus éloignés, grâce à votre enthousiasme, à votre passion, à votre engagement humble et persévérant, se sentent appelés à croire en Dieu et à l'aimer dans leur prochain.
3. "Vous êtes la lumière du monde" (Mt 5, 14).
Voilà l'autre message de Jésus à ses disciples. La lumière a la caractéristique de dissiper les ténèbres, de réchauffer ce qu'elle atteint, d'en exalter les formes. Elle accomplit tout cela d'une manière extrêmement rapide. Etre la lumière du monde signifie alors pour les chrétiens, et en particulier pour les jeunes chrétiens, diffuser partout la lumière qui vient d'en-Haut. Cela signifie combattre l'obscurité, aussi bien celle qui est due à la résistance du mal et du péché, que celle causée par l'ignorance ou les préjugés.
EliminaJeunes d'Ischia, soyez les rayons de la lumière du Christ. C'est Lui qui est la "lumière du monde (Jn 8, 12)! Diffusez cette lumière dans tous les milieux, en particulier là où Jésus n'est pas connu ou aimé, et même là où il est rejeté. A travers votre vie, faites comprendre que la lumière qui vient d'en-Haut ne détruit pas ce qui est humain; mais au contraire qu'elle l'exalte, comme le soleil qui, grâce à sa splendeur, met en évidence les formes et les couleurs. Dieu n'est pas le concurrent de l'homme, mais l'ami véritable, son allié le plus fidèle. Ce message doit être transmis à la vitesse de la lumière! Ne perdez pas de temps: votre jeunesse est trop précieuse pour être gâchée, ne serait-ce que de façon minime. Dieu a besoin de vous et il vous appelle chacun par votre nom.
4. Que de cette île, riche de soleil et de beautés naturelles, couverte de verdure et plongée dans les eaux merveilleuses du "mare nostrum", parvienne à tous les jeunes - à commencer par les nombreux jeunes qui viennent la visiter - un message de lumière et d'espérance. Chers jeunes garçons et jeunes filles, avec vos parents, vos pasteurs, vos éducateurs, vos catéchistes, vos amis, soyez "sel et lumière" pour ceux que le Seigneur mettra sur votre route.
Que la Très Sainte Vierge Marie, "Etoile de la mer" vous guide, Elle qui oriente les navigateurs sur la grande mer de la vie vers le port sûr, resplendissant comme une étoile lumineuse également aux heures les plus sombres. Que les saints Patrons soient un exemple pour vous, en particulier sainte Restituta et saint Giovan Giuseppe della Croce. Qu'aucun trouble, qu'aucune peur, qu'aucun péché ne vous séparent de l'amour de Dieu. Jésus est la lumière qui vainc les ténèbres; le sel qui donne la saveur à vos vertes années et à l'existence tout entière. C'est Lui qui vous conserve dans la beauté et dans la fidélité à Dieu, son Père et le nôtre.
A bientôt à Toronto, où j'espère que certains d'entre vous viendront: avec les jeunes de votre âge de tous les continents, nous offrirons au monde un message d'espérance. Votre Evêque, au début, vous a présentés comme des "veilleurs du matin". Oui, chers jeunes amis, soyez les veilleurs intrépides de l'Evangile, qui attendent et qui préparent l'avent du Jour nouveau qui est le Christ Seigneur. Certains pourraient penser que les jeunes d'Ischia et les jeunes d'Italie sont très riches. Mais je sais qu'il s'agit ici d'une autre économie. C'est l'économie évangélique des pauvres d'esprit. Je souhaite que la prochaine Journée mondiale de la Jeunesse soit l'expression de la maturité évangélique de tous les jeunes du monde et, de façon particulière, des jeunes d'Italie et des jeunes de votre belle île.
Alors courage! Courage et espérance. Loué soit Jésus-Christ.
BENOÎT XVI
RispondiEliminaANGÉLUS 6 février 2011
Dans l'Évangile de ce dimanche, le Seigneur Jésus dit à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre... Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 13.14). Grâce à ces images riches de signification, Il veut leur transmettre le sens de leur mission et de leur témoignage. Le sel, dans la culture du Moyen-Orient, évoque différentes valeurs telles que l'alliance, la solidarité, la vie et la sagesse. La lumière est la première œuvre de Dieu Créateur, et elle est source de vie ; la Parole de Dieu elle-même est comparée à la lumière, comme le proclame le psalmiste : « Ta Parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route » (Ps 119, 105). Et, toujours dans la liturgie d'aujourd'hui, le prophète Isaïe dit : « Si tu te prives pour l'affamé et si tu rassasies l'opprimé, ta lumière se lèvera dans les ténèbres, et l'obscurité sera pour toi comme le milieu du jour » (58, 10). La sagesse résume en elle les effets bienfaisants du sel et de la lumière: en effet, les disciples du Seigneur sont appelés à donner une « saveur » nouvelle au monde, et à le préserver de la corruption, avec la sagesse de Dieu, qui resplendit pleinement sur le visage de son Fils, parce que Lui est la « lumière véritable qui éclaire tout homme » (Jn 1, 9). Unis à Lui, les chrétiens peuvent diffuser au milieu des ténèbres de l'indifférence et de l'égoïsme, la lumière de l'amour de Dieu, vraie sagesse qui donne du sens à l'existence, et à l'action des hommes.
Le 11 février prochain, mémoire de la Bienheureuse Vierge de Lourdes, nous célébrerons la Journée mondiale du malade. Elle est une occasion propice pour réfléchir, pour prier et pour accroître la sensibilité des communautés ecclésiales et de la société civile, envers nos frères et sœurs malades. Dans mon Message pour cette Journée, inspiré par une expression de la Première lettre de Pierre : « Par ses blessures vous avez été guéris » (2, 24), je vous invite tous à contempler Jésus, le Fils de Dieu, qui a souffert, est mort, mais est ressuscité. Dieu s'oppose radicalement à la tyrannie du mal. Le Seigneur prend soin de l'homme en toute situation, partage sa souffrance, et ouvre son cœur à l'espérance. C'est pourquoi j'exhorte tous les professionnels de la santé à reconnaître dans le malade non seulement un corps marqué par la fragilité, mais avant tout une personne, à laquelle donner toute sa solidarité et offrir des réponses adéquates et compétentes. Dans ce contexte, je rappelle en outre que l’on célèbre aujourd'hui en Italie « la Journée pour la vie ». Je souhaite que tous s'engagent pour faire croître la culture de la vie, pour placer au centre de toute chose, en toute circonstance, la valeur de l'être humain. Selon la foi et la raison, on ne peut réduire la dignité de la personne à ses facultés ou aux capacités qu'elle peut manifester, et par conséquent, celle-ci est toujours présente lorsque la personne elle-même est faible, invalide et a besoin d'aide.
Chers frères et sœurs, invoquons l'intercession maternelle de la Vierge Marie, afin que les parents, les grands-parents, les enseignants, les prêtres et ceux qui sont engagés dans l'éducation puissent former les jeunes générations à la sagesse du cœur, afin qu'elles atteignent la plénitude de la vie.
PAPE FRANÇOIS
RispondiEliminaANGÉLUS 9 février 2020
Chers frères et sœurs, bonjour!
Dans l’Evangile d’aujourd’hui (cf. Mt 5, 13-16), Jésus dit à ses disciples: «Vous êtes le sel de la terre […]. Vous êtes la lumière du monde» (vv. 13.14). Il utilise un langage symbolique pour indiquer à ceux qui veulent le suivre quelques critères pour vivre leur présence et leur témoignage dans le monde.
Première image: le sel. Le sel est l’élément qui donne du goût et qui conserve et préserve les aliments de la corruption. Le disciple est donc appelé à garder éloignés de la société, les dangers, les germes corrosifs qui polluent la vie des personnes. Il s’agit de résister à la dégradation morale, au péché, en témoignant des valeurs de l’honnêteté et de la fraternité, sans céder aux séductions mondaines de l’arrivisme, du pouvoir, de la richesse. Le disciple est «sel» quand, malgré les échecs quotidiens — parce que nous en avons tous —, il se relève de la poussière de ses erreurs, en recommençant avec courage et patience, chaque jour, à chercher le dialogue et la rencontre avec les autres. Le disciple est «sel» quand il ne recherche pas le consensus et les applaudissements, mais qu’il s’efforce d’être une présence humble, constructive, dans la fidélité aux enseignements de Jésus qui est venu dans le monde non pas pour être servi, mais pour servir. Et l’on a tant besoin de cette attitude!
La deuxième image que Jésus propose à ses disciples est celle de la lumière: «Vous êtes la lumière du monde». La lumière disperse l’obscurité et permet de voir. Jésus est la lumière qui a dissipé les ténèbres, mais elles subsistent encore dans le monde et dans les personnes individuelles. C’est la tâche du chrétien de les disperser en faisant resplendir la lumière du Christ et en annonçant son Evangile. Il s’agit d’un rayonnement qui peut également dériver de nos paroles, mais qui doit surtout jaillir de nos «bonnes œuvres» (v. 16). Un disciple et une communauté chrétienne sont lumière dans le monde quand ils orientent les autres vers Dieu, en aidant chacun à faire l’expérience de sa bonté et de sa miséricorde. Le disciple de Jésus est lumière quand il sait vivre sa foi en-dehors des espaces restreints, quand il contribue à éliminer les préjugés, à éliminer les calomnies et à faire entrer la lumière de la vérité dans les situations viciées par l’hypocrisie et le mensonge. Faire la lumière. Mais ce n’est pas ma lumière, c’est la lumière de Jésus: nous sommes instruments pour que la lumière de Jésus parvienne à tous.
Jésus nous invite à ne pas avoir peur de vivre dans le monde, même si l’on y rencontre parfois des conditions de conflit et de péché. Face à la violence, à l’injustice, à l’oppression, le chrétien ne peut pas se refermer sur lui-même ni se cacher dans la sécurité de son enclos; l’Eglise ne peut pas elle non plus se refermer sur elle-même, elle ne peut pas abandonner sa mission d’évangélisation et de service. Jésus, lors de la Dernière Cène, a demandé au Père de ne pas enlever les disciples du monde, de les laisser là, dans le monde, mais de les protéger de l’esprit du monde. L’Eglise se prodigue avec générosité et avec tendresse pour les petits et pour les pauvres: ce n’est pas l’esprit du monde, c’est sa lumière, c’est son sel. L’Eglise écoute le cri des derniers et des exclus, parce qu’elle est consciente d’être une communauté en pèlerinage appelée à prolonger dans l’histoire la présence salvifique de Jésus Christ.
Que la Vierge Marie nous aide à être sel et lumière au milieu des personnes, en apportant à tous, à travers notre vie et notre parole, la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu.
FAUSTI - "Vous êtes le sel de la terre" Le sel donne saveur et préserve de la corruption ; c'est aussi un symbole de sagesse, d'amitié et de volonté de sacrifice.
RispondiEliminaLa Communauté est sel quand elle a le parfum des béatitudes. Notre identité est "le sel de la terre". Elle donne un sens non seulement à notre existence personnelle, mais aussi à celle de chaque homme.
La vie filiale et fraternelle est goût de la vie elle-même. Si l'on n'est pas fils et frère de quelqu'un, on n 'est tout simplement pas. Il est facile de perdre le goût du Christ, qui est savoir donner la vie dans l'amour et l'humilité. La sagesse du monde n'est pas la sagesse de la croix. En chacun de nous, il y a une grande lutte entre la sagesse de l'amour et la sagesse de l'égoïsme.
Le disciple qui n'a pas le goût du Christ ne vaut rien, et n'est utile à personne.
"Vous êtes la lumière" Celui qui connaît le Christ est lumière. L'identité est la valeur. La lumière est le principe de la création. Jésus est vu par Matthieu comme le lever d'une grande Lumière sur tous ceux qui habitent dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort (4:12-17).
En Lui, nous sommes éclairés, nous venons à la lumière de notre réalité, nous naissons comme des enfants.
Et celui qui est éclairé, à son tour, éclaire les autres.
"Du monde" Ce qui donne saveur à la terre, éclaire le monde, en fait voir sa beauté.
La Communauté est une Cité, la Cité Sainte, le lieu où les relations sont vécues de manière divine et céleste, et non diabolique et infernale.
La Cité Sainte est au sommet des montagnes, comme le Temple du Seigneur (Is 2,2).
Tout le monde le voit et dit : "Venez, montons à la montagne du Seigneur, pour qu'il nous montre ses voies et que nous marchions dans ses sentiers. (Is 2:3).
Nous devons rechercher non pas la relevance, mais l'identité. L'identité ne peut pas rester cachée, même si elle ne fait rien pour être vue. Le sel ne peut que saler, et la lumière ne peut pas éclairer.
Le problème n'est pas de saler ou d'éclairer, mais d'être sel et lumière.
Personne ne donne ce qu'il n'a pas : ce que vous êtes parle plus fort que ce que vous dites.