Premier livre des Rois 3,5.7-12. En ces jours-là, à Gabaon, pendant la nuit, le Seigneur apparut en songe à Salomon. Dieu lui dit : « Demande ce que je dois te donner. » Salomon répondit : « Ainsi donc, Seigneur mon Dieu, c’est toi qui m’as fait roi, moi, ton serviteur, à la place de David, mon père ; or, je suis un tout jeune homme, ne sachant comment se comporter, et me voilà au milieu du peuple que tu as élu ; c’est un peuple nombreux, si nombreux qu’on ne peut ni l’évaluer ni le compter. Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; sans cela, comment gouverner ton peuple, qui est si important ? » Cette demande de Salomon plut au Seigneur, qui lui dit : « Puisque c’est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis, mais puisque tu as demandé le discernement, l’art d’être attentif et de gouverner, je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n’en a eu avant toi et que personne n’en aura après toi. »
Psaume 119(118) Mon partage, Seigneur, je l'ai dit, c'est d'observer tes paroles. Mon bonheur, c'est la loi de ta bouche, plus qu'un monceau d'or ou d'argent.
Que j'aie pour consolation ton amour selon tes promesses à ton serviteur ! Que vienne à moi ta tendresse, et je vivrai : ta loi fait mon plaisir.
Aussi j'aime tes volontés, plus que l'or le plus précieux. Je me règle sur chacun de tes préceptes, je hais tout chemin de mensonge.
Quelle merveille, tes exigences, aussi mon âme les garde ! Déchiffrer ta parole illumine et les simples comprennent.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,28-30. Frères, nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour. Ceux que, d’avance, il connaissait, il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils, pour que ce Fils soit le premier-né d’une multitude de frères. Ceux qu’il avait destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu’il a rendus justes, il leur a donné sa gloire.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,44-52.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. » Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ». Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »
Les paroles des Papes Face à la découverte inattendue, aussi bien le paysan que le marchand se rendent compte qu’ils sont en face d’une occasion unique à ne pas laisser échapper, c’est pourquoi ils vendent tout ce qu’ils possèdent. L’évaluation de la valeur inestimable du trésor conduit à une décision qui implique aussi sacrifice, détachements et renoncements. Quand le trésor et la perle ont été découverts, c’est-à-dire quand nous avons trouvé le Seigneur, il ne faut pas laisser cette découverte stérile, mais lui sacrifier toutes les autres choses. Il ne s’agit pas de mépriser le reste, mais de le subordonner à Jésus, en Le mettant à la première place. La grâce à la première place. Le disciple du Christ n’est pas quelqu’un qui s’est privé de quelque chose d’essentiel; c’est quelqu’un qui a trouvé beaucoup plus: il a trouvé la joie pleine que seule le Seigneur peut donner. C’est la joie évangélique des malades guéris, des pécheurs pardonnés, du larron pour lequel s’ouvre la porte du paradis. (…) Aujourd’hui, nous sommes exhortés à contempler la joie du paysan et du marchand des paraboles. C’est la joie de chacun de nous quand nous découvrons la proximité et la présence consolante de Jésus dans notre vie. Une présence qui transforme le cœur et nous ouvre aux besoins et à l’accueil des frères, spécialement des plus faibles. (Pape François, Angélus du 30 juillet 2017)
Aujourd’hui, l’Evangile raconte la parabole d’un marchand à la recherche de perles précieuses. Celui-ci, dit Jésus, «ayant trouvé une de grand prix, s’en est allé vendre tout ce qu’il possédait et il l’a achetée» (Mt 13, 46). Arrêtons-nous un peu sur les gestes de ce marchand, qui d’abord cherche, puis trouve et enfin achète.
Premier geste: chercher. Il s’agit d’un marchand entreprenant, qui ne reste pas immobile, mais qui quitte sa maison et part à la recherche de perles précieuses. Il ne dit pas: «Je me contente de celles que j’ai», il en cherche de plus belles. Et cela nous invite à ne pas nous enfermer dans l’habitude, dans la médiocrité de ceux qui se contentent, mais à raviver le désir, afin que le désir de chercher, d’aller de l’avant ne s’éteigne pas; à cultiver des rêves de bien, à chercher la nouveauté du Seigneur, parce que le Seigneur n’est pas répétitif, il apporte toujours une nouveauté, la nouveauté de l’Esprit, il rend toujours nouvelles les réalités de la vie (cf. Ap 21, 5). Et nous devons toujours avoir cette attitude: chercher.
Le deuxième geste du marchand est de trouver. C’est une personne attentive, qui «a l’œil» et qui sait reconnaître une perle de grande valeur. Ce n’est pas facile. Pensons, par exemple, aux fascinants bazars orientaux, où les étals, remplis de marchandises, sont entassés le long des murs de rues pleines de monde; ou à certaines échoppes que l’on voit dans de nombreuses villes, remplies de livres et d’objets divers. Parfois, sur ces marchés, si l’on s’arrête pour regarder de près, on peut découvrir des trésors: des objets précieux, des volumes rares que l’on ne remarque pas au premier coup d’œil, parce qu’ils sont mélangés à tout le reste, ils ne se voient pas au premier regard. Mais le marchand de la parabole a un œil attentif et sait trouver, il sait «discerner» pour trouver la perle. Cela aussi est une leçon pour nous: chaque jour, à la maison, dans la rue, au travail, en vacances, nous avons l’occasion de déceler le bien. Et il est important de savoir trouver ce qui compte: nous entraîner à reconnaître les pierres précieuses de la vie et à les distinguer de la camelote. Ne perdons pas notre temps et notre liberté pour des choses insignifiantes, des passe-temps qui nous laissent vides à l’intérieur, alors que la vie nous offre chaque jour la perle précieuse de la rencontre avec Dieu et avec les autres! Il est nécessaire de savoir la reconnaître: discerner pour la trouver.
Et dernier geste du marchand: il achète la perle. Se rendant compte de son immense valeur, il vend tout, sacrifie tous ses biens pour l’avoir. Il change radicalement l’inventaire de son magasin; il ne reste plus que cette perle: c’est sa seule richesse, le sens de son présent et de son avenir. Cela aussi est une invitation pour nous. Mais quelle est cette perle pour laquelle on peut tout abandonner, celle dont le Seigneur nous parle? Cette perle, c’est lui-même, c’est le Seigneur! Chercher le Seigneur et trouver le Seigneur, vivre avec le Seigneur. La perle est Jésus: c’est Lui la perle précieuse de la vie, qu’il faut chercher, trouver et faire sienne. Il vaut la peine de tout investir sur Lui car, quand on rencontre le Christ, la vie change. Si tu rencontres le Christ, ta vie change.
---->Reprenons alors les trois actes du marchand — chercher, trouver, acheter — et posons-nous quelques questions. Chercher: dans ma vie, suis-je en recherche? Est-ce que je me sens bien, arrivé, satisfait, ou est-ce que j’entraîne mon désir de bien? Suis-je à la «retraite spirituelle»? Combien de jeunes sont à la retraite! Deuxième geste, trouver: est-ce que je m’entraîne à discerner ce qui est bon et qui vient de Dieu, en sachant renoncer à ce qui me laisse peu ou rien? Enfin, acheter: est-ce que je sais me dépenser pour Jésus? Est-il pour moi à la première place, est-il le plus grand bien de la vie? Il serait beau de lui dire aujourd’hui: «Jésus, Tu es mon plus grand bien». Que chacun le dise à présent dans son cœur: «Jésus, Tu es mon plus grand bien». Que Marie nous aide à chercher, à trouver et à embrasser Jésus de tout notre être.
BENOÎT XVI ANGÉLUS 24 juillet 2011 Chers frères et sœurs !
Aujourd’hui, dans la liturgie, la lecture de l’Ancien Testament nous présente la figure du roi Salomon, fils et successeur de David. Elle nous le présente au début de son règne, quand il était encore très jeune. Salomon hérita d’une charge très importante, et la responsabilité qui pesait sur ses épaules était très grande pour un jeune souverain. En premier lieu, il offrit à Dieu un sacrifice solennel – « mille holocaustes », dit la Bible. Alors le Seigneur lui apparut dans une vision nocturne et promit de lui donner ce qu’il aurait demandé dans la prière. C’est là que l’on vit la grandeur d’âme de Salomon: il ne demanda pas une longue vie, ni richesses, ni l’élimination de ses ennemis ; il dit au contraire au Seigneur : « Donne à ton serviteur un cœur plein de jugement pour gouverner ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal » (1 R 3, 9). Et le Seigneur l’exauça, si bien que Salomon devint célèbre dans le monde entier pour sa sagesse et ses jugements droits.
Il pria donc Dieu de lui donner « un cœur docile ». Que signifie cette expression ? Nous savons que le « cœur » dans la Bible n’indique pas seulement une partie du corps mais le centre de la personne, le siège de ses intentions et de ses jugements. Nous pourrions dire : la conscience. Un « cœur docile » signifie donc une conscience qui sait écouter, qui est sensible à la voix de la vérité, et qui est donc capable de discerner le bien du mal. Dans le cas de Salomon, la demande est motivée par la responsabilité de guider une nation, Israël, le peuple que Dieu a choisi pour manifester au monde son dessein de salut. Par conséquent, le roi d’Israël doit chercher à être toujours en harmonie avec Dieu, à l’écoute de sa Parole, pour guider le peuple sur les chemins du Seigneur, le chemin de la justice et de la paix. Mais l’exemple de Salomon vaut pour tout homme. Chacun de nous a une conscience pour être en quelque sorte « roi », c’est-à-dire pour exercer la grande dignité humaine d’agir selon une conscience droite en œuvrant pour le bien et en évitant le mal. La conscience morale présuppose la capacité d’écouter la voix de la vérité, d’être dociles à ses indications. Les personnes appelées au devoir de gouverner ont naturellement une responsabilité supplémentaire, et ont donc — comme l’enseigne Salomon — encore plus besoin de l’aide de Dieu. Mais chacun a sa propre tâche à accomplir, dans la situation concrète où il se trouve. Une mentalité trompeuse nous suggère de demander à Dieu des choses ou des traitements de faveur; en réalité, la vraie qualité de notre vie et de la vie sociale dépend de la conscience droite de chacun, de la capacité de chacun et de tous à reconnaître le bien en le séparant du mal et de chercher patiemment à le mettre en œuvre et contribuer ainsi à la justice et à la paix.
Demandons pour cela l’aide de la Vierge Marie, trône de la sagesse. Son « cœur » est parfaitement « docile » à la volonté du Seigneur. Tout en étant une personne humble et simple, Marie est une reine aux yeux de Dieu, et nous la vénérons comme telle. Que la Vierge Marie nous aide à nous former, nous aussi, avec la grâce de Dieu, une conscience toujours ouverte à la vérité et sensible à la justice pour servir le Royaume de Dieu.
FAUSTI - "Pour le bonheur , il va vendre tout ce qu'il a et achète ce champ". Ces quatre dernières courtes paraboles, adressées aux disciples, complètent le discours de Jésus par un appel à la décision et à la responsabilité. La joie est la force de se décider pour le Royaume, un trésor à vivre de façon cohérente et à transmettre correctement. Les deux premières paraboles sont symétriques, mais avec des différences qui éclairent différents aspects d'un même thème : décider de ce qui vaut la peine. Ils parlent de "découverte" (résultat d'une "recherche explicite" ou moins), d'un "trésor caché" et d'une " merveilleuse perle" - images suggestives de la valeur et de la beauté du Royaume - et mettent l'accent sur la "vente de tout" pour "acheter" le champ et la perle. Il ne suffit pas de chercher ou de trouver : il faut se décider. Celui qui veut garder son pied dans deux chaussures, ne marche pas. La raison de cette décision est la joie, la passion pour le trésor. L'amour pour Jésus vous rend indifférent au reste, libre de marcher enfin vers le bonheur. C'est pourquoi Dieu nous donne la joie : pour nous faire décider. Et c'est pourquoi l'ennemi fait tout pour nous rendre tristes. Pour nous empêcher de prendre des décisions positives. La deuxième paire de paraboles porte sur la responsabilité. Il est vrai que l'Église n'est pas une secte de justes. C'est le grand filet, jeté à la mer, qui fait sortir les frères de l'abîme. Malheur si cela n'était pas ainsi ! Mais celui qui a obtenu la miséricorde, la vit avec un certain engagement envers les autres. La bonté de Dieu est une incitation à Lui correspondre, et non un alibi pour la méchanceté : le rédemption est d'être comme Lui ! Le "scribe" est chargé de tout comprendre et de le transmettre dans son intégralité, en prêtant attention au nouveau et à l'ancien, à l'interprétation et à la tradition. Il doit garder à l'esprit le Nouveau et l'Ancien Testament, en montrant la vérité des promesses à la lumière de Jésus, Qui est l'accomplissement. Il est impossible de comprendre l'accomplissement sans en connaître la promesse, mais aussi de saisir la promesse sans en connaître l'accomplissement. Le voile de l'Ancien Testament n'est levé que par le Christ (2 Cor 3, 14-16). La Bible est le Trésor de famille, à partir duquel, en temps voulu, le scribe, fidèle administrateur des mystères du Royaume, distribue à chacun sa ration de nourriture. Béni est le serviteur que le maître, à son retour, trouvera en état d'agir ainsi. Sinon, il fait partie du nombre de ceux qui ferment le Royaume des Cieux devant les hommes : ils n'y entrent pas et empêchent les autres d'y entrer. Jésus est le trésor caché et la perle précieuse. Celui qui, tôt ou tard, le trouve, qu'il ne le cherche pas, comme le paysan, ou qu'il le cherche, comme le marchand. Le Seigneur, comme Il est trouvé par ceux qui Le cherchent (Is 66,6), dit ainsi : "Me voici", Se faisant trouver même par ceux qui ne Le cherchent pas (Is 55,1). C'est la Sagesse qui prépare le banquet de la Vie : la joie de L'avoir rencontré est la force de se décider à L'atteindre. L'Église est composée de ceux qui centrent leur vie sur Lui, trésor et perle précieuse ; après tout, ils se serviront autant qu'Il le voudra. Chacun est responsable de vivre concrètement à la lumière de cet amour. Le scribe, d'une manière spéciale, est appelé à bien transmettre ce trésor, ancien dans sa nouveauté et toujours nouveau dans sa racine ancienne.
Premier livre
RispondiEliminades Rois 3,5.7-12.
En ces jours-là, à Gabaon, pendant la nuit, le Seigneur apparut en songe à Salomon. Dieu lui dit : « Demande ce que je dois te donner. » Salomon répondit :
« Ainsi donc, Seigneur mon Dieu, c’est toi qui m’as fait roi, moi, ton serviteur, à la place de David, mon père ; or, je suis un tout jeune homme, ne sachant comment se comporter,
et me voilà au milieu du peuple que tu as élu ; c’est un peuple nombreux, si nombreux qu’on ne peut ni l’évaluer ni le compter.
Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; sans cela, comment gouverner ton peuple, qui est si important ? »
Cette demande de Salomon plut au Seigneur, qui lui dit :
« Puisque c’est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis, mais puisque tu as demandé le discernement, l’art d’être attentif et de gouverner,
je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n’en a eu avant toi et que personne n’en aura après toi. »
Psaume
119(118)
Mon partage, Seigneur, je l'ai dit,
c'est d'observer tes paroles.
Mon bonheur, c'est la loi de ta bouche,
plus qu'un monceau d'or ou d'argent.
Que j'aie pour consolation ton amour
selon tes promesses à ton serviteur !
Que vienne à moi ta tendresse, et je vivrai :
ta loi fait mon plaisir.
Aussi j'aime tes volontés,
plus que l'or le plus précieux.
Je me règle sur chacun de tes préceptes,
je hais tout chemin de mensonge.
Quelle merveille, tes exigences,
aussi mon âme les garde !
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent.
Lettre de saint Paul Apôtre
aux Romains 8,28-30.
Frères, nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour.
Ceux que, d’avance, il connaissait, il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils, pour que ce Fils soit le premier-né d’une multitude de frères.
Ceux qu’il avait destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu’il a rendus justes, il leur a donné sa gloire.
Évangile de Jésus-Christ
selon saint Matthieu
13,44-52.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules :
« Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.
Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. »
Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes
et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
« Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ».
Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître
de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »
Les paroles des Papes
EliminaFace à la découverte inattendue, aussi bien le paysan que le marchand se rendent compte qu’ils sont en face d’une occasion unique à ne pas laisser échapper, c’est pourquoi ils vendent tout ce qu’ils possèdent. L’évaluation de la valeur inestimable du trésor conduit à une décision qui implique aussi sacrifice, détachements et renoncements. Quand le trésor et la perle ont été découverts, c’est-à-dire quand nous avons trouvé le Seigneur, il ne faut pas laisser cette découverte stérile, mais lui sacrifier toutes les autres choses. Il ne s’agit pas de mépriser le reste, mais de le subordonner à Jésus, en Le mettant à la première place. La grâce à la première place. Le disciple du Christ n’est pas quelqu’un qui s’est privé de quelque chose d’essentiel; c’est quelqu’un qui a trouvé beaucoup plus: il a trouvé la joie pleine que seule le Seigneur peut donner. C’est la joie évangélique des malades guéris, des pécheurs pardonnés, du larron pour lequel s’ouvre la porte du paradis. (…) Aujourd’hui, nous sommes exhortés à contempler la joie du paysan et du marchand des paraboles. C’est la joie de chacun de nous quand nous découvrons la proximité et la présence consolante de Jésus dans notre vie. Une présence qui transforme le cœur et nous ouvre aux besoins et à l’accueil des frères, spécialement des plus faibles.
(Pape François, Angélus du 30 juillet 2017)
PAPE FRANÇOIS
RispondiEliminaANGÉLUS 30 juillet 2023
Aujourd’hui, l’Evangile raconte la parabole d’un marchand à la recherche de perles précieuses. Celui-ci, dit Jésus, «ayant trouvé une de grand prix, s’en est allé vendre tout ce qu’il possédait et il l’a achetée» (Mt 13, 46). Arrêtons-nous un peu sur les gestes de ce marchand, qui d’abord cherche, puis trouve et enfin achète.
Premier geste: chercher. Il s’agit d’un marchand entreprenant, qui ne reste pas immobile, mais qui quitte sa maison et part à la recherche de perles précieuses. Il ne dit pas: «Je me contente de celles que j’ai», il en cherche de plus belles. Et cela nous invite à ne pas nous enfermer dans l’habitude, dans la médiocrité de ceux qui se contentent, mais à raviver le désir, afin que le désir de chercher, d’aller de l’avant ne s’éteigne pas; à cultiver des rêves de bien, à chercher la nouveauté du Seigneur, parce que le Seigneur n’est pas répétitif, il apporte toujours une nouveauté, la nouveauté de l’Esprit, il rend toujours nouvelles les réalités de la vie (cf. Ap 21, 5). Et nous devons toujours avoir cette attitude: chercher.
Le deuxième geste du marchand est de trouver. C’est une personne attentive, qui «a l’œil» et qui sait reconnaître une perle de grande valeur. Ce n’est pas facile. Pensons, par exemple, aux fascinants bazars orientaux, où les étals, remplis de marchandises, sont entassés le long des murs de rues pleines de monde; ou à certaines échoppes que l’on voit dans de nombreuses villes, remplies de livres et d’objets divers. Parfois, sur ces marchés, si l’on s’arrête pour regarder de près, on peut découvrir des trésors: des objets précieux, des volumes rares que l’on ne remarque pas au premier coup d’œil, parce qu’ils sont mélangés à tout le reste, ils ne se voient pas au premier regard. Mais le marchand de la parabole a un œil attentif et sait trouver, il sait «discerner» pour trouver la perle. Cela aussi est une leçon pour nous: chaque jour, à la maison, dans la rue, au travail, en vacances, nous avons l’occasion de déceler le bien. Et il est important de savoir trouver ce qui compte: nous entraîner à reconnaître les pierres précieuses de la vie et à les distinguer de la camelote. Ne perdons pas notre temps et notre liberté pour des choses insignifiantes, des passe-temps qui nous laissent vides à l’intérieur, alors que la vie nous offre chaque jour la perle précieuse de la rencontre avec Dieu et avec les autres! Il est nécessaire de savoir la reconnaître: discerner pour la trouver.
Et dernier geste du marchand: il achète la perle. Se rendant compte de son immense valeur, il vend tout, sacrifie tous ses biens pour l’avoir. Il change radicalement l’inventaire de son magasin; il ne reste plus que cette perle: c’est sa seule richesse, le sens de son présent et de son avenir. Cela aussi est une invitation pour nous. Mais quelle est cette perle pour laquelle on peut tout abandonner, celle dont le Seigneur nous parle? Cette perle, c’est lui-même, c’est le Seigneur! Chercher le Seigneur et trouver le Seigneur, vivre avec le Seigneur. La perle est Jésus: c’est Lui la perle précieuse de la vie, qu’il faut chercher, trouver et faire sienne. Il vaut la peine de tout investir sur Lui car, quand on rencontre le Christ, la vie change. Si tu rencontres le Christ, ta vie change.
---->Reprenons alors les trois actes du marchand — chercher, trouver, acheter — et posons-nous quelques questions. Chercher: dans ma vie, suis-je en recherche? Est-ce que je me sens bien, arrivé, satisfait, ou est-ce que j’entraîne mon désir de bien? Suis-je à la «retraite spirituelle»? Combien de jeunes sont à la retraite! Deuxième geste, trouver: est-ce que je m’entraîne à discerner ce qui est bon et qui vient de Dieu, en sachant renoncer à ce qui me laisse peu ou rien? Enfin, acheter: est-ce que je sais me dépenser pour Jésus? Est-il pour moi à la première place, est-il le plus grand bien de la vie? Il serait beau de lui dire aujourd’hui: «Jésus, Tu es mon plus grand bien». Que chacun le dise à présent dans son cœur: «Jésus, Tu es mon plus grand bien». Que Marie nous aide à chercher, à trouver et à embrasser Jésus de tout notre être.
EliminaBENOÎT XVI ANGÉLUS 24 juillet 2011
RispondiEliminaChers frères et sœurs !
Aujourd’hui, dans la liturgie, la lecture de l’Ancien Testament nous présente la figure du roi Salomon, fils et successeur de David. Elle nous le présente au début de son règne, quand il était encore très jeune. Salomon hérita d’une charge très importante, et la responsabilité qui pesait sur ses épaules était très grande pour un jeune souverain. En premier lieu, il offrit à Dieu un sacrifice solennel – « mille holocaustes », dit la Bible. Alors le Seigneur lui apparut dans une vision nocturne et promit de lui donner ce qu’il aurait demandé dans la prière. C’est là que l’on vit la grandeur d’âme de Salomon: il ne demanda pas une longue vie, ni richesses, ni l’élimination de ses ennemis ; il dit au contraire au Seigneur : « Donne à ton serviteur un cœur plein de jugement pour gouverner ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal » (1 R 3, 9). Et le Seigneur l’exauça, si bien que Salomon devint célèbre dans le monde entier pour sa sagesse et ses jugements droits.
Il pria donc Dieu de lui donner « un cœur docile ». Que signifie cette expression ? Nous savons que le « cœur » dans la Bible n’indique pas seulement une partie du corps mais le centre de la personne, le siège de ses intentions et de ses jugements. Nous pourrions dire : la conscience. Un « cœur docile » signifie donc une conscience qui sait écouter, qui est sensible à la voix de la vérité, et qui est donc capable de discerner le bien du mal. Dans le cas de Salomon, la demande est motivée par la responsabilité de guider une nation, Israël, le peuple que Dieu a choisi pour manifester au monde son dessein de salut. Par conséquent, le roi d’Israël doit chercher à être toujours en harmonie avec Dieu, à l’écoute de sa Parole, pour guider le peuple sur les chemins du Seigneur, le chemin de la justice et de la paix. Mais l’exemple de Salomon vaut pour tout homme. Chacun de nous a une conscience pour être en quelque sorte « roi », c’est-à-dire pour exercer la grande dignité humaine d’agir selon une conscience droite en œuvrant pour le bien et en évitant le mal. La conscience morale présuppose la capacité d’écouter la voix de la vérité, d’être dociles à ses indications. Les personnes appelées au devoir de gouverner ont naturellement une responsabilité supplémentaire, et ont donc — comme l’enseigne Salomon — encore plus besoin de l’aide de Dieu. Mais chacun a sa propre tâche à accomplir, dans la situation concrète où il se trouve. Une mentalité trompeuse nous suggère de demander à Dieu des choses ou des traitements de faveur; en réalité, la vraie qualité de notre vie et de la vie sociale dépend de la conscience droite de chacun, de la capacité de chacun et de tous à reconnaître le bien en le séparant du mal et de chercher patiemment à le mettre en œuvre et contribuer ainsi à la justice et à la paix.
Demandons pour cela l’aide de la Vierge Marie, trône de la sagesse. Son « cœur » est parfaitement « docile » à la volonté du Seigneur. Tout en étant une personne humble et simple, Marie est une reine aux yeux de Dieu, et nous la vénérons comme telle. Que la Vierge Marie nous aide à nous former, nous aussi, avec la grâce de Dieu, une conscience toujours ouverte à la vérité et sensible à la justice pour servir le Royaume de Dieu.
FAUSTI - "Pour le bonheur , il va vendre tout ce qu'il a et achète ce champ". Ces quatre dernières courtes paraboles, adressées aux disciples, complètent le discours de Jésus par un appel à la décision et à la responsabilité. La joie est la force de se décider pour le Royaume, un trésor à vivre de façon cohérente et à transmettre correctement. Les deux premières paraboles sont symétriques, mais avec des différences qui éclairent différents aspects d'un même thème : décider de ce qui vaut la peine.
RispondiEliminaIls parlent de "découverte" (résultat d'une "recherche explicite" ou moins), d'un "trésor caché" et d'une " merveilleuse perle" - images suggestives de la valeur et de la beauté du Royaume - et mettent l'accent sur la "vente de tout" pour "acheter" le champ et la perle.
Il ne suffit pas de chercher ou de trouver : il faut se décider.
Celui qui veut garder son pied dans deux chaussures, ne marche pas.
La raison de cette décision est la joie, la passion pour le trésor.
L'amour pour Jésus vous rend indifférent au reste, libre de marcher enfin vers le bonheur.
C'est pourquoi Dieu nous donne la joie : pour nous faire décider. Et c'est pourquoi l'ennemi fait tout pour nous rendre tristes. Pour nous empêcher de prendre des décisions positives.
La deuxième paire de paraboles porte sur la responsabilité.
Il est vrai que l'Église n'est pas une secte de justes. C'est le grand filet, jeté à la mer, qui fait sortir les frères de l'abîme. Malheur si cela n'était pas ainsi ! Mais celui qui a obtenu la miséricorde, la vit avec un certain engagement envers les autres. La bonté de Dieu est une incitation à Lui correspondre, et non un alibi pour la méchanceté : le rédemption est d'être comme Lui !
Le "scribe" est chargé de tout comprendre et de le transmettre dans son intégralité, en prêtant attention au nouveau et à l'ancien, à l'interprétation et à la tradition. Il doit garder à l'esprit le Nouveau et l'Ancien Testament, en montrant la vérité des promesses à la lumière de Jésus, Qui est l'accomplissement.
Il est impossible de comprendre l'accomplissement sans en connaître la promesse, mais aussi de saisir la promesse sans en connaître l'accomplissement.
Le voile de l'Ancien Testament n'est levé que par le Christ (2 Cor 3, 14-16).
La Bible est le Trésor de famille, à partir duquel, en temps voulu, le scribe, fidèle administrateur des mystères du Royaume, distribue à chacun sa ration de nourriture.
Béni est le serviteur que le maître, à son retour, trouvera en état d'agir ainsi.
Sinon, il fait partie du nombre de ceux qui ferment le Royaume des Cieux devant les hommes : ils n'y entrent pas et empêchent les autres d'y entrer.
Jésus est le trésor caché et la perle précieuse. Celui qui, tôt ou tard, le trouve, qu'il ne le cherche pas, comme le paysan, ou qu'il le cherche, comme le marchand.
Le Seigneur, comme Il est trouvé par ceux qui Le cherchent (Is 66,6), dit ainsi : "Me voici", Se faisant trouver même par ceux qui ne Le cherchent pas (Is 55,1).
C'est la Sagesse qui prépare le banquet de la Vie : la joie de L'avoir rencontré est la force de se décider à L'atteindre.
L'Église est composée de ceux qui centrent leur vie sur Lui, trésor et perle précieuse ; après tout, ils se serviront autant qu'Il le voudra.
Chacun est responsable de vivre concrètement à la lumière de cet amour.
Le scribe, d'une manière spéciale, est appelé à bien transmettre ce trésor, ancien dans sa nouveauté et toujours nouveau dans sa racine ancienne.